vendredi 28 octobre 2011

Cadeau homme femme


Les commandes s’enchaînent, se suivent, se chevauchent, mais jamais ne s’emmêlent !!!
Et les chiffres s’en mêlent :
90 % de ma clientèle est masculine !
Et le plus bouleversant : 99% sont des romantiques !
50% d’entre eux veulent offrir un livre à leur femme !
Ces mêmes 50% souhaitent faire la surprise à leur épouse !
Les 49 % évoquent l’amour, même s’ils ont décidé initialement de faire un ouvrage sur leur parcours professionnel !
Qui a dit que les hommes n’étaient pas attentionnés ?
Qui a dit qu’ils étaient des égoïstes, obnubilés par leur ascension sociale ?
Pour ma part je ne reçois que des hommes passionnés qui débordent d’idées pour étonner leur femme, qui prennent le temps de réfléchir un peu plus que d’habitude, pour leur faire un cadeau original et unique !
Ensemble nous menons l’enquête, nous interrogeons l’entourage, je rédige, il me relit, nous corrigeons. En deux ou trois mois le tour est joué, nous avons construit un livre pour « elle » sur « elle » vu par « lui et ses proches ». Elle reçoit ce livre comme le plus incroyable des cadeaux. Évidemment elle se pose 1001 questions : Comment a-t-il eu cette idée ? Comment a-t-il su tous ces détails de ma vie ? Comment savait-il ce que je pensais à cette période ? Qui lui a dit comment j’étais enfant…
Ne désespérez pas mesdames, votre mari sera peut-être l’un de mes futurs commanditaires…

mercredi 12 octobre 2011

Profession Ecrivain Public


C’était hier soir sur la 5.
Un documentaire extrêmement pertinent et émouvant qui m’a conforté une fois de plus dans mon choix de carrière.
Car être écrivain public, biographe des temps modernes comme j’aime me nommer, n’est pas une mission à forte rentabilité financière, mais à forte émotivité !!!
Tout est dit dans ce reportage : passion des mots, des gens, du contact, empathie, générosité, écoute et talent pour l’écriture.
Nos interlocuteurs se « livrent » c’est bien le mot, et c’est à nous de leur offrir en échange leur vécu, leurs émotions sur toute une vie ou simplement une période parfois.
Chaque rencontre est une aventure, chaque séance a son émotion.
Nous sommes à l’écoute des gens, nous devenons leur confident, leur oreille attentive, celle que personne n’a le temps d’offrir dans un monde où tout va si vite !
Il est bon de faire valoir notre profession, de remettre au goût du jour ce vieux métier pour conserver un brin d’humanité.
Merci à Patricia Bodet qui a réalisé cette émission avec tact, élégance, réalisme et émotion.
  
Durée : 51 minutes
Realisateur : PATRICIA BODET
Production : YAMI 2
Participation : FRANCE TÉLÉVISIONS

Dernière diffusion :
mardi 11 octobre 2011 à 21:41
"Le discours d'un maire, le roman d'une vie, un texte à lire lors d'un mariage, une lettre de motivation en vue de décrocher un travail, un appel désespéré d'une grand-mère qui veut revoir son petit-fils parti à l'étranger, la lettre d'excuses d'un détenu, pris de remords, à ses victimes, des déclarations d'impôts, des ateliers d'écritures dans des maisons de retraites...
Autant d'exemples sur lesquels des écrivains publics sont amenés à travailler de nos jours.

On croyait ce travail obsolète, disparu. Il n'en est rien, il suffit de consulter internet pour constater que ce métier, vieux comme le monde, a encore de beaux jours devant lui.
Ce n'est plus le vieux scribe que l'on vient consulter, mais un confident de l'intime..."

jeudi 6 octobre 2011

Témoignage d'Ayena

"Depuis longtemps j’avais envie de faire un livre qui traiterait de mon histoire. N’étant pas écrivain, j’ai cherché un professionnel et en cherchant je l'ai trouvé ! En découvrant le blog de Gwenndoline Sauval, j’ai vite compris qu’elle était une écrivaine qui avait rédigé beaucoup de biographies pour des particuliers, mais qu’elle avait publié des ouvrages ; cette dernière info m’a énormément motivé à prendre contact avec elle. Je voulais que mon futur livre figure aussi dans les librairies !  

Bien sûr Gwenndoline m’a rapidement expliqué qu’elle ne pouvait pas me garantir une publication, mais qu’elle était prête à écrire mon histoire et qu’elle mettrait sa patte d’écrivain pour la rendre accessible au plus grand nombre.
J’étais d’accord pour démarrer l’aventure en me disant que nous verrions bien pour une publication.

Pendant deux mois, j’ai été interviewé par Gwenndoline. Au fur et à mesure, elle me faisait lire les chapitres et je découvrais avec plaisir mon histoire sous un angle différent. Je redécouvrais ma vie, mon pays, ma famille, mes amis…
Gwenndoline Sauval a vraiment effectué un travail avec attention, empathie et envie. Elle a su ajouter des recherches pour mettre du relief à mon histoire, elle a rencontré des membres de ma famille, elle a orienté ses questions pour obtenir leur point de vue sur moi.

Je suis heureux d’avoir rencontré une écrivaine aussi dévouée et entière. Elle a su écrire mon livre et transcender mon histoire pour en faire un roman extra !
Bientôt, je l’espère, nous écrirons la suite du premier tome…"

Ayena Adjido

lundi 26 septembre 2011

Billet de bonne humeur…


Que se passe-t-il avec le sourire ?
Est-ce propre à Paris, au genre humain ?
Que de ne pas savoir sourire ?
Que ce soit dans un magasin de vêtements dans le 16e, une grande marque de sport sur les Champs-Elysées, des restaurants dans tous les arrondissements de Paris, une banque dans le 1er, une confiserie rue des Martyrs, un hôtel qui parle d’Amour dans le 9e, une boulangerie à côté de chez moi, un laboratoire d’analyses  avenue des Ternes, tout le monde a laissé cette expression de joie au vestiaire ! Comme si ce n’était pas branché, comme si sourire faisait mal, comme si venir travailler était le pire des supplices et qu’il fallait que le monde entier en soit non seulement conscient, mais responsable !

Inutile de citer les adresses qui possèdent cette singularité, il y en aurait trop, en revanche j’ai envie de commencer une liste d’endroits publiques dans lesquels je découvrirais avec stupeur les zygomatiques d’un tenancier, les fou-rires d’une caissière, la joie d’un banquier, bref je veux trouver tous les endroits heureux de Paris, vous les faire connaître. Je veux boycotter les chieurs, les ennuyeux, les névrosés qui travaillent dans le commerce et qui nous plombent notre plaisir de consommateur. Comme quoi payer, n’est pas le plus douloureux !

A leur décharge, il y a certains endroits qui réclament un laps de temps, une sorte de sas obligatoire, avant d’obtenir ce bijou inestimable qu’est le sourire. Ceux-là ont le mérite d’essayer, de lutter contre le stress du Parisien et finissent par vous offrir un service sympathique.

N’hésitez pas à nous faire part de vos adresses rieuses (parisiennes pour commencer)…
C’est ainsi que commence la chaîne du bonheur.

  • Un tea time chez MERCI au coin bibliothèque avec Bernie. Bv Beaumarchais 11e
  • Un déjeuner à La Bourse ou la Vie, chez Patrice.12, rue Vivienne 2e
  • Une lecture sur le blablablog de Katherine Pancol. http://www.katherine-pancol.com/blablablog
  • Une biographie avec Gwenndoline !!! 
Parce que sourire est une priorité dans mon métier, en dépit des coups durs, des maladies, ou des décès que je peux entendre au fil de mes rencontres professionnelles.
Tout peut se dire dans la bonne humeur, surtout raconter votre vie !


mardi 20 septembre 2011

Les Goélands



Une grande maison qui trône fièrement
Un sourire qui accueille discrètement
Nous sommes sur le flanc de la côte sauvage
Coincés entre éclaircies et gros orages

C’est un lieu habité
Par une femme animée
Une pudeur évidente
Qui ne la rend pas moins charmante

Tout est lumineux malgré la pluie
Tout est propre et donne envie
Une large baie vitrée offre une vue édifiante
Sur la côte sauvage somptueuse et vivifiante

La nuit est douce dans cette chambre spacieuse
Une modernité inattendue,
Au sol, un blanc moelleux et écru
Un confort digne d’une suite luxueuse

Et le matin le soleil nous salue timidement
De ses rayons il éblouit le beau salon
Nous dévoilant un petit-déjeuner succulent
Un service élégant, des fruits frais de saison
Et même une confiture maison !

Merci Anne-Marie
Pour votre écoute et votre sourire éloquent
Merci aussi
Pour l’élégance qui habille les murs des Goélands

A très bientôt j’espère…

lundi 19 septembre 2011

Goncourt des Lycéens 2011


J’avais lancé l’invitation à une amie avec qui je partais en week-end :
« Lisons en même temps le dernier Martinez ! »
Comme moi elle avait adoré "Cœur Cousu", comme moi elle avait apprécié la rencontre avec l’auteure lors d’un salon littéraire, et comme moi elle avait acheté « Du domaine des Murmures ».

C’est en même temps que nous avons commencé la lecture de cet ouvrage.
J’ai cru qu’une lecture collective ajouterait un plus, que de partager nos ressentis aux temps forts de l’histoire pimenterait l’aventure, et non…
J’ai cru un temps ne pas avoir apprécié le livre, mais c’est l’expérience qui ne m’a pas convenue.
On est seul pendant une lecture, on prend son temps, on ralentit, on accélère, on relit et encore plus pour cet ouvrage incroyable qui se déroule au Moyen-âge et où l’atmosphère est tantôt suffocante, tantôt angoissante, tantôt réjouissante.
Ce livre est une prouesse admirable qui réclame toute notre attention.

lundi 5 septembre 2011

Une biographie pour Noël !!!

Lorsque Marguerite & Odette se retrouvent sur un banc…




-          Tout va trop vite ma bonne Odette !
-          Vous avez raison Marguerite, y’a plus de saison, y’a qu’à voir les marrons qui s’entassent aux pieds des arbres depuis mi-août !
-          Tenez, mon fils m’a même parlé de mon prochain cadeau de Noël !
-          Vous plaisantez? C’est dans 4 mois Noël !
-          Je sais Odette, que voulez-vous c’est pas aujourd’hui que je vais le changer. Je l’adore mon Léon, mais il a toujours eu des idées saugrenues… 
-          Et ce cadeau de Noël, ce sera quoi ?
-          Figurez-vous qu’il s’était mis en tête de me présenter une biographe pour que je lui raconte ma vie et qu'elle en fasse un livre ! Quelle foutue drôlerie, ma vie n’a aucune importance. « C’est ce que tu crois » m’a-t-il répondu, « je veux que mes enfants sachent qui est leur grand-mère, quelle a été son enfance, ce qu’elle a fait durant la guerre, quelle a été sa vie sentimentale, comment elle m’a élevé, quel métier elle a exercé. Je veux qu’ils sachent qu’il n’y a pas si longtemps, l’électricité n’existait pas, ni le téléphone, que conduire une voiture et partir en vacances étaient des évènements incroyables. » 
-          Et alors ? Me demande Odette.
-          J’ai fini par céder évidemment ! J’ai rencontré la biographe, elle est très polie et d’une patience d’ange, mais alors qu’est-ce qu’elle pose comme questions ! Heureusement elle me dit souvent, « si vous ne souhaitez pas en parler, c’est votre droit Marguerite ».
-          Elle vous appelle par votre prénom ???
-          C’est moi qui lui ai proposé. Après tout, elle connaît toute ma vie, et on se voit tous les 15 jours pendant deux heures, alors elle peut bien m’appeler Marguerite !
-          Ça ne fait pas trop ? S’inquiète Odette
-          Trop quoi ?
-          Trop long ces séances ?
-          Pensez-vous, je ne les vois pas passer les deux heures !
-          Et vous avez toujours des histoires à lui raconter ? Moi j’aurais peur de ne rien avoir à dire.
-          Au contraire ! C’est là qu’elle est forte la gamine ! Elle enchaîne tellement bien ses questions que ça vous renvoie toujours à des évènements que vous pensiez avoir oublié. Et hop les souvenirs remontent !
-          Et vous aurez fini quand ?
-          Le mois prochain… mais je vous avoue que ça ne m’emballe pas… je n’ai aucune envie que ça s’arrête, c’est une sacrée occupation !
-          Je veux bien vous croire !
-          Vous devriez essayer Odette, c’est pas mal du tout comme idée de cadeau. Parlez-en à votre fille ! Et puis vous savez, ça doit faire un drôle d’effet d’avoir son propre livre avec sa propre histoire. Je vous raconterai.
-          J’espère surtout que vous me le ferez lire !
-          Avec grand plaisir.

Pour toute commande merci de me contacter par téléphone au 06.03.46.12.18

mercredi 31 août 2011

Rentrée littéraire: "Du domaine des murmures" de Carole Martinez

Heureuse pour Carole Martinez !

Heureuse de lire toutes ces critiques qui encensent son travail sur le net, dans la presse papier et ce, depuis 10 jours déjà. Le Nouvel Observateur, le magazine Lire, la Librairie Delamain, et tous ceux que je n’ai pas encore vus…

« Du domaine des murmures » fait partie des livres à ne surtout pas manquer à la rentrée !

Je ne dirai rien sur le nouveau livre de Carole Martinez, pour cause je ne l’ai pas encore lu, cependant ce que je peux vous confier c’est ma rencontre avec cette femme et son talent…
C’était il y a 4 ans, je l’invitais à venir s’exprimer sur son premier roman « Cœur Cousu » dans un minuscule salon littéraire que j’avais mis en place. Tout le monde était emballé à l’idée de rencontrer cette auteure méconnue mais géniale. 
Il était facile pour moi de la présenter, elle était passionnée, souriante, accessible, humble malgré tout et juste assez fière des 500 dernières pages qu’elle avait rédigées, pour avoir envie d’en parler.
Nous avons passé une soirée délicieuse à discuter, dîner, boire, rire et Carole à écrire… de longs autographes sur tous les « Cœur Cousu » que les invités avaient apportés.
Les mois ont filé et l’ascension fut éblouissante ! L’auteure pour laquelle la presse n’avait daigné écrire aucun papier, se trouva propulsée, le succès de son premier roman fut unanime.
La prof de français ne reprendrait pas son activité, mais répondrait oui à Gallimard pour en écrire un second !!!
La pression terrible, la rigueur, écrire parce qu’on vous l’a commandé non plus parce que c’est plus fort que vous ! Alors qu’elle avait mis 10 années pour accoucher du premier, Carole Martinez devait mettre quatre ans pour le second !
Vertige, inquiétude, paralysie, engouement, vertige de nouveau, s’enfermer pour écrire, une idée géniale, profusion d’idées géniales, faire le tri, frustration, exaltation, puis ça devient femme recluse au XIIe siècle, Du domaine des murmures…
Je vous laisse, je cours l’acheter !

mercredi 24 août 2011

Météo d'écrivain !

« Alors le temps qu'il fait ou ne fait pas, la douceur des soirées, le calendrier, je m'en moque bien. Je dis décembre pour septembre, confiture pour voiture. Je suis à l'abri sous un perpétuel soleil à ramasser mes brins de récit qui feront bientôt une grosse pelote de laine. »

Je l'avoue je suis fan de Katherine Pancol, surtout lorsque je lis son blablablog! Certaines de ses phrases tombent juste comme un pantalon qu’on aime et qu’on redoute d’essayer de peur d’être trop juste au niveau des cuisses, trop lâche à la taille, à reprendre pour la longueur… et par magie et contre toute attente, en l’enfilant ça tombe juste alors qu’on s’est empiffrés de crêpes beurre sucre tout l’été !

Pour moi aussi le temps qu’il a fait au mois d’août n’a pas trouvé son importance habituelle, j’ai cogité, mariné, étudié, les vastes projets qui m’attendaient à la rentrée, au lieu de me crémer, me baigner et de me prélasser les doigts de pied en éventail.

Mon roman sur mon héros Béninois étant terminé, j'ai pu songer à tous les nouveaux projets qui trépignent sur mon bureau :
une nouvelle biographie,
une enquête post-mortem
ainsi qu’un mémo pour un concepteur-designer aux idées géniales !

Je suis chanceuse, les rencontres sont toujours passionnantes, m’obligeant constamment à faire travailler mes méninges plus que de raison, alors le temps qu’il fait ou ne fait pas, je m’en suis moquée allègrement.
La Bretagne a rempli son contrat : une jolie pluie, de ravissantes éclaircies, un soleil poli, une mer saisissante, des amis solides, des enfants joyeux, une famille plus intense qu’un polar…

Et l’inspiration qui va et qui vient comme les marées de la côte atlantique, aussi surprenante parfois !

lundi 1 août 2011

Roman pour petits et grands

Une écrivain ne prend pas de vacances, elle préfère prendre ses enregistrements, ses écouteurs, son netbook, ses lunettes de soleil, un grand chapeau pour lire sur son écran et rédiger, rédiger encore !

Je ne pars pas très loin cette année, je vais en Bretagne, me nourrir des embruns, du bon air, mais surtout pour finaliser mon dernier ouvrage. Vous découvrirez bientôt les aventures d’Ayena le grand petit-homme ! Personnage romanesque par excellence, Ayena est un tout petit homme, atteint d’achondroplasie, qui a des rêves gigantesques. Son caractère obstiné et optimiste l’aidera à défier le monde et ses embûches pour réaliser ses souhaits. Parti de son Afrique natale à l’âge de 13 ans, il arrivera en Bretagne pour commencer, puis emménagera à Marseille, pour enfin découvrir Londres avec émerveillement.

Choc des cultures, choc des séparations, choc face aux diverses discriminations !

C’est le voyage initiatique d’un jeune garçon métis et nain, qui a été délaissé bien trop tôt par un père Béninois psychiatre de profession, et par une mère Française, qui elle est infirmière. Son histoire est réelle, Ayena me l’a confiée pour en faire un roman authentique, amusant, grave, et surtout pour qu’il donne de l’espoir à tous : petits et grands.

En septembre, Ayena et moi prendrons d’assaut les maisons d’édition jeunesse, nous leur ferons découvrir ce fabuleux petit héros, nous leur offrirons ce conte moderne avec fierté et puis nous attendrons patiemment leur réponse… en espérant que ce livre arrive vite entre vos mains et celles de vos enfants.

Bonnes vacances à tous !