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jeudi 5 février 2015

Auteure ou restauratrice ? Je suis restaur-auteure !

Depuis plus de 10 ans j'écris l'histoire des autres, cherchant dans les moindres détails les origines, les racines, voulant comprendre pourquoi tel évènement s'est produit dans une existence et pas dans une autre, faisant office de confidente, de psychologue, de coach, de journaliste... pour finalement rédiger plus de 40 biographies !

Aujourd'hui c'est mon histoire qui me rattrape, celle que j'ai voulu enfermer dans un tiroir, pour me consacrer entièrement à ma passion de l'écriture. Lentement, le tiroir s'est ouvert, le bois a travaillé, tant et si bien qu'il m'a été impossible de le refermer. La restauration a refait surface comme une évidence. C'est à mon tour d'écouter mon arrière-grand-mère se confier sur sa vie derrière son comptoir en Bretagne, mon grand-père me raconter sa carrière au Fouquet's, ma mère me parler de ses restaurants et de celui qu'elle tient encore aujourd'hui sur le quai d'un port breton, mon père qui a non seulement conçu une grande partie des terrasses de brasseries parisiennes, mais qui a lui aussi monter successivement plusieurs affaires.

Il fallait bien l'accepter cette histoire de famille, puisqu'elle est la mienne ! Accepter que ce métier fait partie de moi et qu'il me rend "service" à chaque moment périlleux de ma vie d'auteure et Dieu sait qu'ils ont été nombreux en 10 ans !

Aujourd'hui je lui rends honneur en m'y consacrant à plein temps et ne manquerai pas de vous divulguer très prochainement l'adresse de ce restaurant chargé de belles histoires qui a ses portes grandes ouvertes depuis le XIXème siècle, en plein cœur de Paris et dont je vais m'occuper dans quelques jours.


vendredi 6 juin 2014

Pub écolo-vélo !

Ma nouvelle PUB écolo !
Suivez-moi dans Paris !

A tous ceux qui photographieront 
mon vélo
n'importe où dans la capitale, 
vous gagnerez une heure de coaching 
sportif ou littéraire !

Rendez-vous aussi sur ma page Facebook :  
AUTEUR, BIOGRAPHE Gwenndoline Sauval

jeudi 3 octobre 2013

TOUR 13, attention destruction !



Débrouillez-vous comme vous voulez mais allez voir ce lieu avant sa destruction. Armez-vous de patience, faites la queue, échangez avec vos voisins, admirez la seine, le pont d'Austerlitz, ou lisez un bon bouquin, vous risquez de faire 3 heures de queue.
Tour 13, chiffre porte-bonheur ou porte malheur ?
Par bonheur, pendant ces derniers mois, une centaine de street artists ont eu tout le loisir d'exprimer leur talent aux neuf étages d'un immeuble du 13ème.
Par malheur, la tour sera détruite et ses œuvres d'art avec elle le 1er novembre 2013. Vous avez 29 jours pour vous régaler.
De l'extérieur, on peut tout imaginer derrière ces fenêtres, tantôt closes, tantôt ouvertes...
Le temps file et la porte d'entrée se dessine de plus en plus nettement. Un panneau me fait comprendre pourquoi les gens entrent au compte-goutte : "Ne sont autorisées que 49 personnes à la fois." Sécurité ? Assurances ? Plancher trop faible ? Murs à demi-écroulés ? Je ne suis pas très inquiète ni devant la tour, ni une fois dans l'ascenseur me conduisant au 9ème ciel, car il faut monter tout là-haut pour démarrer la visite à pied évidemment.
1 h 30 de descente !
Fantastiques couleurs, épatants univers si différents dans chaque appartement (quatre par niveaux). Les formes sortent des murs, se confondent, s'épousent, se chevauchent, émerveillent, horrifient… J'en ai plein les yeux, du sol au plafond, les histoires se racontent, se murmurent, se gueulent… Il est interdit de rester indifférent ici.
Je n'ai qu'un seul regret, ne pas avoir vu les artistes au milieu de leur œuvre-appart. Voire, j'aurais aimé en plus, la photo du lieu avant transformation, du temps où il était occupé par ses habitants. Seuls trois d'entre eux s'accrochent à leurs murs jusqu'aux derniers jours. Au 5ème étage j'aperçois une dame d'un certain âge les mains chargées de sacs de courses. Epatée de voir quelqu'un vivre parmi ce décor incroyable, je la salue et lui demande :
-          Quel effet ça procure de vivre ici ?
-          C'est un vrai bazar, mais j'apprécie toutes ces œuvres. Je m'amuse à les découvrir lorsque l'immeuble est fermé aux visiteurs. Je prends mon temps et chaque soir je visite un étage. C'est magnifique !
Tout en me répondant, elle ouvre sa porte et mon œil, habitué à se glisser depuis une heure dans chaque appartement de cet immeuble, se faufile une fois de plus. Un décor qui paraîtrait commun partout ailleurs, est exceptionnel ici : canapé, rideaux, tableaux, parquets, tapis, lampes, chaises et tables, le tout parfaitement placés et d'une sobriété hors-norme pour les lieux. Le 20 octobre, "à son tour", elle sera obligée de quitter le n°5 de la rue Fulton, laissant derrière elle un des rares appartements autour duquel une centaine d'artistes du monde entier se seront affairés avec passion, sans lui donner un seul coup de pinceau.
Et vous ? Auriez-vous ouvert votre porte à l'un de ces artistes pour qu'il s'exprime sur vos murs, sachant que vous n'avez plus que 20 jours à vivre là ?

La tour est ouverte à la visite du 1er au 30 octobre tous les jours de 12h à 20h, sauf le lundi. Entrée gratuite.
Adresse: 5 rue Fulton, Paris 13e (Métro: Quai de la Gare – Ligne 6)













































mardi 16 mars 2010

Dimanche Sur Les Quais De Seine

Comme tous les dimanches, les quais de Seine sont ouverts aux piétons et comme chaque dimanche nous sommes de nombreux Parisiens à en profiter. Familles, couples, célibataires - à vélo, en roller, ou en baskets, l’ouverture de ces bords de Seine, nous offre une autre vision de Paris : plus saine, plus humaine, plus sportive, plus ludique, plus paisible et parfois plus étonnante.

Pour ceux qui ne l’ont jamais pratiqué, ils manquent quelque chose, car on y croise quelques célébrités comme : le beau mannequin Indien aux cheveux blonds qui posait pour Kenzo, ou dans un autre registre : Christine Lagarde toujours très élégante et souriante, même le dimanche, ou encore plus surprenant: Daniel Auteuil, les tempes grisonnantes, sa femme au bras et lui, poussant un landau avec, je suppose, leur bébé dedans !

Inutile d’acheter la presse people : on découvre beaucoup de choses lors de ces balades dominicales.

Mais en allant plus loin, en direction de Bercy, lorsqu’il s’agit de courir un peu plus longtemps, en vue de se préparer pour le marathon par exemple, j’ai eu le cœur serré.


Je connais bien ce parcours et pourtant, je suis toujours choquée de voir tous ces SDF en période d’hiver, au bord de la seine, avec leurs toiles de tente pour seul logement. Ma seule façon de me réconforter, c’est de leur offrir un sourire, ou de leur dire bonjour. Tout mais pas l’ignorance ! La plupart me répondent et je ne sais pas s’ils me reconnaissent à force de me voir passer, en tous les cas certains me répondent, un large sourire aux lèvres. Je les sens heureux d’être considérés.

Mais ce dimanche, alors que j’approchais d’un de ces fameux campements sur la rive droite (meubles, gazinière, chaises, balais, sacs et tentes), j’observais en parallèle cette étonnante cité de la mode et du design qui se trouve exactement en face de ces sans-abris, et entre les deux rives : une péniche qui porte le nom de «la barge » ! De quoi sourire non ?

J’aurais voulu m’arrêter pour prendre en photo ce cliché affreusement réaliste : une illustration de notre société ! La modernité et l’esthétisme d’un côté, la pauvreté et la misère bien rangée de l’autre et au milieu coule une rivière …. avec une enseigne sur laquelle est écrit « barge » !

Evidemment j’ai poursuivis ma route, bien incapable de changer ce monde malheureusement, ni de brocarder le gouvernement pour autant, mais bien consciente d’être privilégiée.