Affichage des articles dont le libellé est restaurant. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est restaurant. Afficher tous les articles

jeudi 5 février 2015

Auteure ou restauratrice ? Je suis restaur-auteure !

Depuis plus de 10 ans j'écris l'histoire des autres, cherchant dans les moindres détails les origines, les racines, voulant comprendre pourquoi tel évènement s'est produit dans une existence et pas dans une autre, faisant office de confidente, de psychologue, de coach, de journaliste... pour finalement rédiger plus de 40 biographies !

Aujourd'hui c'est mon histoire qui me rattrape, celle que j'ai voulu enfermer dans un tiroir, pour me consacrer entièrement à ma passion de l'écriture. Lentement, le tiroir s'est ouvert, le bois a travaillé, tant et si bien qu'il m'a été impossible de le refermer. La restauration a refait surface comme une évidence. C'est à mon tour d'écouter mon arrière-grand-mère se confier sur sa vie derrière son comptoir en Bretagne, mon grand-père me raconter sa carrière au Fouquet's, ma mère me parler de ses restaurants et de celui qu'elle tient encore aujourd'hui sur le quai d'un port breton, mon père qui a non seulement conçu une grande partie des terrasses de brasseries parisiennes, mais qui a lui aussi monter successivement plusieurs affaires.

Il fallait bien l'accepter cette histoire de famille, puisqu'elle est la mienne ! Accepter que ce métier fait partie de moi et qu'il me rend "service" à chaque moment périlleux de ma vie d'auteure et Dieu sait qu'ils ont été nombreux en 10 ans !

Aujourd'hui je lui rends honneur en m'y consacrant à plein temps et ne manquerai pas de vous divulguer très prochainement l'adresse de ce restaurant chargé de belles histoires qui a ses portes grandes ouvertes depuis le XIXème siècle, en plein cœur de Paris et dont je vais m'occuper dans quelques jours.


jeudi 2 décembre 2010

Faire un bœuf

« Mes parents avaient pour habitude de faire un bœuf » me dit Jacky en me narrant son passé.
Bien sûr, je connais l’expression qui explique une réunion musicale improvisée, mais pourquoi mêler le bœuf à cette histoire de musique ? Je ne veux pas l’interrompre dans son récit et décide d’attendre la fin de cette interview pour m’adonner à mes recherches.
A peine arrivée chez moi, je me précipite sur un livre écrit par Pivot
« 100 expressions à sauver ». Je suis certaine de trouver mon bonheur ! Il y a de tout : « Fagoté comme l’as de pique », « Tailler une bavette »,
« Avoir le béguin », « Se monter le bourrichon », tout, sauf ce que je cherche…
Grâce à Internet, on ne reste pas longtemps ignorant. Lorsque j’écris faire un bœuf, je suis dirigée sur le fameux restaurant « le bœuf sur le toit » rue Boissy d’Anglas dans le 8e…



Oui, mais encore ?
Ce restaurant était le lieu de rassemblement de Cocteau et des musiciens du Groupe des Six. C'est là que débutèrent notamment Leo Ferré, Mouloudji, Trenet ou les Frères Jacques.
Au début du XXe siècle, les musiciens allaient en fin de soirée s'y rencontrer pour pratiquer ensemble de longues "jam sessions"(qui signifie en anglais : séance d’improvisation).

Soyez honnêtes, aviez-vous eu vent de cette histoire ?
D’ailleurs, si vous en connaissez d’autres…

mercredi 30 décembre 2009

SENDERENS au pays des étoiles


J’avais entendu parler de trois étoiles perdues…
Et comme je ne suis pas de près l’actualité gastronomique française, je n’ai pas cherché plus loin que cette information, pour la moins décevante. Et pourtant il s'agissait bien d'une fausse rumeur : Senderens a rendu ses étoiles !

J’avais envie d’y aller, de découvrir la cuisine gastro de Senderens, avec ou sans étoile !
C’était le mardi 15 décembre. Mardi ou samedi il faut réserver, car le restaurant est constamment plein. (Tiens, pour un chef qui a perdu du grade, ça va bien !)
L’entrée de cet établissement m’a toujours fascinée, voire intimidée, pourtant cette fois je franchis le seuil, j’ai rendez-vous derrière cette porte à 20h.

Malheur, je n’aime pas du tout la déco, et même si une bonne âme m’apprend qu’il s’agit de Noé Duchaufour Lawrance, 31 ans, un designer glamour, qu’il sort de l'école des Arts déco et qu’en 2002 il a été le designer et l’architecte d'intérieur du Sketch, à Londres, je n’en suis pas émue pour autant. Je trouve cet endroit vieillot, ce mélange des boiseries de Majorelle qui côtoient des lustres en Dacryl, je n’adhère pas du tout. Le seul point fort de la déco se trouve, à mon sens, dans les tables lumineuses en Corian et au premier étage du restaurant…

Mon invitée arrive et m’apprend qu’elle admire le geste de Senderens. Je ne comprends pas. Que faut-il estimer ? Ses talents culinaires ? Bien sûr, mais attendons de voir, non ? Non ce n’est pas de ça dont il s’agit. Mélomane, amateur de peinture contemporaine, collectionneur de livres anciens, Alain Senderens a "rendu" ses trois étoiles au Michelin après vingt-huit ans de lutte pour les conserver. Wouah ! On m’avait caché cela ! A mon tour d’apprécier la démarche du grand chef.

Allons voir si nous avons raison de louer la noble attitude du maître de ces lieux !
Un serveur me tend la carte avec son plus beau sourire. Je choisis l’entrée du siècle : Escalope de foie gras chaud dans un bouillon de légumes à la chinoise.
Une entrée exquise qui recèle de mille goûts et offre une belle complexité avec la perfection de la cuisson du foie gras.
Je m’en taperai la tête dans le plexi lumineux qui change de couleur face à moi ! Ce plat est divin et le verre de vin blanc que l’on m’a suggéré (Coteaux du Languedoc, Lune Rousse 2006 - Le Conte des Floris) ne fait qu’exploser mes papilles. J’attends, je goûte encore, je bois, je déguste, je jubile, c’est inouï !
Quant à mon amie, elle arbore le même sourire radieux que celui de nos voisins de table. Il se passe quelque chose d’orgasmique ici. Ses langoustines croustillantes, coriandre et livèche sont exquises.

Tout s’enchaîne comme dans un ballet de délices et de saveurs toujours plus étonnantes et justes. Nous poursuivons avec deux plats identiques, mais incontournables :
Raviole ouverte de homard à la vanille, quelques pousses d'épinard accompagnée d’un grand et judicieux Bourgogne, le Saumur "Brézé" - Domaine Guiberteau. Et comme si tout cela ne suffisait pas, comme si nos palais manquaient de découvertes... nous avons goûté un mille feuilles délicieux.

Qui a bien pu colporter la rumeur qui consistait à dire que monsieur Senderens avait perdu ses étoiles ? Ils ont confondu, ils voulaient certainement dire qu’il nous faisait voir des étoiles !

Il l’avai
t dit :
« Nous allons faire un trois-étoiles sans être un trois-étoiles. Aux serveurs, par exemple, j'ai dit : comportez--vous comme avant, ne changez rien dans vos façons de faire. Aux cuisiniers, j'ai assuré : nous n'avons pas tous les produits, mais votre travail reste trois étoiles. Ce niveau reste notre référence. »

« Je me suis fait un cahier des charges pour limiter le prix de revient. Je ne le faisais pas avant, ça m'amuse, c'est un nouveau métier ! Prouver que je peux sortir un repas à 100 euros, presque quatre fois moins cher qu'avant, c'était une gageure. »
C’est un pari relevé puisque le prix est très raisonnable (pour un restaurant gastronomique !)


Je suis persuadée que cette figure de proue de la nouvelle cuisine envoie ses plats au paradis…
Faites monter Alain Senderens, rendez-le immortel ! Il faut que j’y retourne encore et encore !

lundi 16 novembre 2009

Le Beaujolais nouveau le jeudi 19 novembre 2009


Inutile de penser que cette année, il sera bien meilleur que l'année précédente, que nous sommes à l'aube d'un grand cru, que la récolte 2009 fut incroyable !

Oubliez la robe exceptionnelle, le goût de la cerise, ou de la banane.


Rien de tout cela, le Beaujolais nouveau n'est rien d'autre qu'une fête où il fait bon vivre, bon boire et bon manger.


La seule contrainte est de trouver le bon endroit, celui qui vous fera croire au vrai Titi Parisien, à la gouaille d'enfer, à la canaille des bons vivants, au boudin purée dès 9 heures du mat, aux tonneaux qui supportent les coudes fatigués, au cousin d'Arletty, au resto qui abrite la culture française dans toute sa splendeur...


Je vous en avais déjà parlé, mais là ça dépasse votre imagination, s'il y a un lieu où aller pour fêter le Beaujolais nouveau c'est à "la Bourse ou la Vie"!


12 rue Vivienne
75002 paris
01.42.60.08.83


ça c'est la vie, ça c'est Paris !

mardi 2 juin 2009

UN DROLE DE RESTO



LA BOURSE OU LA VIE
12, rue Vivienne 75002 PARIS
01.42.60.08.83


Je dois vous parler d’un endroit qui parle de vraie bonne bouffe !
Une sorte d’Antéchrist du resto branché.

Inutile de passer trop de temps à déchiffrer le menu à l’extérieur, le patron vous a repérés ! Si vous étiez hésitants, à présent vous ne l’êtes plus.
Vous voici dans son antre, son cabaret, son royaume, sa salle à manger !
(Ne perdez pas de vue ce détail, il a toute son importance).

Tout est atypique dans ce restaurant parisien :
Du menu avec les photos du personnel (ce qui prouve leur attachement sincère ou leur masochisme absolu), les tables en mosaïque et leurs lampes originales, jusqu’aux tableaux de Dali qui illustrent parfaitement le fantasque du maître de ces lieux.
Mais le spectacle ne fait que commencer, le tenancier vient de s’installer à côté de vous pour prendre la commande !
Tout à coup il crie au scandale ; quelqu’un lui aurait subtilisé son stylo.
Tout le monde s’en amuse dans la salle, la plupart des clients sont habitués au show de ce grand chauve excentrique. Evidemment il retrouve son plume dans sa poche de chemise et le voici qui griffonne à l’encre violette, sur son bloc de papier déjà utilisé. Pas de gâchis, que de l’originalité ici !
Soudain il vous parle de la Rolls de la sardine. Vous ne connaissez pas ?
Il scande à travers le restaurant « Cosette » (surnom qu’il a donné à sa serveuse imperturbable) :
« Fais péter la boîte de Ramon Peña pour ces messieurs-dames ! »
Si vous n’aviez pas l’intention de déguster cette entrée, aucun problème il vous en propose une autre. Toutefois, un conseil, laissez-vous faire, car en dépit de son excentricité, ses lunettes… particulières et sa grande gueule, ce restaurateur est féru de cuisine.

Une autre recommandation, ne passez pas à côté de certains incontournables :
le fameux PAVE AU POIVRE (déjà célèbre)
les ROGNONS DE VEAU entiers, à la crème et servis dans la poêle.
l’abordable et l’excellent HOMARD, ouvert en 2, avec ses pinces prédécoupées,
ou encore les St Jacques, poêlées tout simplement.

Ecoutez-le aussi vous parler de ses vins et si vous redoutiez qu’il ne choisisse une fois de plus pour vous, soyez rassurés, la majeure partie de ses bouteilles sont au même prix et servies au compteur !

A la Bourse ou la Vie, c’est un vrai Titi Parisien qui vous invite dans son théâtre. Il est un peu la réincarnation d’Aristide Bruant ou l’un des personnages romanesques de Fallet ; à vous de voir…
Patrice est tombé dans la marmite de la bonne bouffe et du spectacle, depuis longtemps déjà. De plus, il sait s’entourer d’une équipe jeune et souriante, capable de le suivre dans ses facéties quotidiennes.

Au moment de payer, rendez-vous dans la petite salle du fond, celle qui suggère encore un peu, la douce folie de cet énergumène amoureux des cochons.
Je ne vous en dis pas plus et vous laisse réserver une table.

(Ne soyez pas gênés pour lui dire que vous venez de la part de Gwenndoline)…

P.S : AME SENSIBLE S’ABSTENIR