"La Hongrie est un petit pays de 10 millions d'habitants,
comparé à la France qui en compte six fois plus. C'est là où je
suis née, où j'ai vécu la guerre et la révolution d'octobre 1956.
Par chance, je n'ai pas subi le communisme trop longtemps,
puisque j'ai quitté mon pays à l'âge de 15 ans sans savoir
vraiment ce qui m'attendait. Grâce à d'heureuses rencontres,
j'ai découvert Vienne, Paris, Douai, Lille, Londres... pour
finalement poser mes valises à Paris, où je vis toujours.
Aujourd'hui, je me sens Française à part entière, ce qui peut
sembler étrange à ceux qui entendent mon accent,
indéfinissable pour la plupart des gens. Ma mémoire a fait
son tri, ne conservant que si peu d'images et de souvenirs
hongrois, qu'il m'est tout à fait naturel de me sentir une
femme française. Seules mes quinze premières années
témoignent de cette appartenance, et ne pèsent pas bien
lourd dans la balance de toute une vie."
"Écrivain sur mesure", je m'adapte à vos envies en rédigeant des biographies (la vôtre, celle d’un parent ou d’un proche), des romans (ceux qui dorment au fond d'un tiroir depuis trop longtemps), des récits de voyage ou des événements (qu'ils soient heureux ou malheureux) et aussi du coaching littéraire. Tout est réalisable. Contact 06.03.46.12.18
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samedi 12 avril 2014
mardi 23 avril 2013
Biographie d'une femme médecin
Prologue
L'un de mes arrière-petits-enfants, âgé de 6 ans m'a posé un jour, une question fort intéressante, mais qui m'a laissée bien perplexe :
Comment
sera le monde dans 80 ans ?
L'un de mes arrière-petits-enfants, âgé de 6 ans m'a posé un jour, une question fort intéressante, mais qui m'a laissée bien perplexe :
-
C'était comment quand tu étais petite ?
Quelle
immense interrogation ! Et quelle distance à parcourir pour réunir son monde et
le mien ! Quels mots utiliser ? Et surtout comment transposer la mémoire le
plus fidèlement possible ? Celle-ci est tellement subjective ! Je garde en tête
une anecdote que le grand docteur Salmanoff, m'a narrée et qui illustre
parfaitement combien la mémoire peut nous jouer des tours et combien elle peut
être orientée… Salmanoff s'est amusé à jouer le guide à Gênes en disant aux
touristes :
"Ceci n'est pas la maison de
Christophe Colomb !" Au retour de cette visite, tous les
touristes étaient persuadés d'avoir vu la maison de Christophe Colomb !!!
Mes
souvenirs ne retraceront certainement pas l'exacte vérité, ils contiennent mes
perceptions, mes émotions, un angle de vision qui m'est propre. Néanmoins, une
chose est certaine : en une vie j'ai connu un changement radical du monde qu'il
me paraît intéressant de vous livrer.
Cet
ouvrage tentera simplement d'exprimer les différences considérables entre le
monde dans lequel j'ai vécu et celui d'aujourd'hui.
Un
monde où les repères rendaient tout plus facile. De l'autre un monde physique
(technologie) du monde sociétal, ou même métaphysique.
Sur le
plan matériel, la vie de tous les jours est beaucoup plus facile et
confortable, elle offre d'un côté des possibilités de voyages, de connaissances
incomparables, mais d'un autre la perte des repères et des valeurs morales, et
la pression mise sur les humains la rend plus pesante et moins joyeuse.
Chacun de nous est le
maillon d'une longue chaîne et ce livre en est le premier que vous poursuivrez
après moi.
vendredi 6 avril 2012
Biographie romancée
Je vous présente le dernier né.
Le cahier des charges était celui-ci : "Je souhaiterais que vous rédigiez la biographie de mon défunt mari comme si c'était un roman. Je veux lui rendre un dernier hommage avant de le retrouver."
Ma rencontre avec cette femme fut extrêmement poignante et une fois de plus je n'en sors pas indemne...
J'aurais aimé connaitre ce fameux Edouard C, un homme brillant, généreux, drôle, charismatique, dynamique et engagé jusqu'à son dernier souffle ; peut-être dans une autre vie...
Prologue
Tout a commencé en humant le parfum délicieux d’un bouquet de roses blanches…
Un vœu, un seul : te rencontrer, toi mon âme sœur, mon autre, ma moitié d’orange.
Ce matin frais du mois de décembre 1990, j’étais vraisemblablement reliée directement à Dieu, assise seule dans ma chambre avec mes 30 ans, mes désillusions et mes rêves les plus fous. Je fus entendue puisque le premier mai de la même année, nous étions côte à côte dans la même soirée, toi vêtu de ta prestance et de tes yeux bleus incroyables, moi d’une robe noire, de mes jambes nues et d’un sourire discret.
La soirée fila comme un éclair joyeux et bienveillant, comme si nous nous connaissions déjà, assis sans se toucher, nos âmes s’effleurant pourtant telles deux amantes mutines.
Sans se le dire nous savions qu’une force irrationnelle nous unissait et que désormais nos routes seraient liées pour le meilleur et rien d’autre !
Moi : séparée, mère de deux jeunes enfants, je vivais à Paris. Toi : veuf, père de cinq enfants, tu résidais principalement à Lille, profitant de la vie parisienne pour son meilleur aspect : la détente. Rien ne laissait présager notre rencontre, encore moins notre amour et pourtant tu m’as offert les dix-huit plus belles années de ma vie avec une folie douce absolument divine, une passion incommensurable, une adrénaline incessante, une cadence enivrante, pour vivre le présent le plus intensément possible…
Mais avant de vous conter notre merveilleuse idylle, je dois vous raconter qui fut Edouard C. : ses origines, sa famille, sa place qu’il voulait discrète au sein de la célèbre entreprise familiale, son tempérament, ses passions et son amour pour moi. Vous raconter enfin comment nos existences se sont retrouvées mêlées et avec quelle force nous avons défié de nombreux obstacles : la différence d’âge, la maladie, la jalousie et la haine, tout cela grâce à l’amour, le véritable, le grand, l’indéfinissable, l’inconditionnel amour.
...
Le cahier des charges était celui-ci : "Je souhaiterais que vous rédigiez la biographie de mon défunt mari comme si c'était un roman. Je veux lui rendre un dernier hommage avant de le retrouver."
Ma rencontre avec cette femme fut extrêmement poignante et une fois de plus je n'en sors pas indemne...
J'aurais aimé connaitre ce fameux Edouard C, un homme brillant, généreux, drôle, charismatique, dynamique et engagé jusqu'à son dernier souffle ; peut-être dans une autre vie...
Prologue
Tout a commencé en humant le parfum délicieux d’un bouquet de roses blanches…
Un vœu, un seul : te rencontrer, toi mon âme sœur, mon autre, ma moitié d’orange.
Ce matin frais du mois de décembre 1990, j’étais vraisemblablement reliée directement à Dieu, assise seule dans ma chambre avec mes 30 ans, mes désillusions et mes rêves les plus fous. Je fus entendue puisque le premier mai de la même année, nous étions côte à côte dans la même soirée, toi vêtu de ta prestance et de tes yeux bleus incroyables, moi d’une robe noire, de mes jambes nues et d’un sourire discret.
La soirée fila comme un éclair joyeux et bienveillant, comme si nous nous connaissions déjà, assis sans se toucher, nos âmes s’effleurant pourtant telles deux amantes mutines.
Sans se le dire nous savions qu’une force irrationnelle nous unissait et que désormais nos routes seraient liées pour le meilleur et rien d’autre !
Moi : séparée, mère de deux jeunes enfants, je vivais à Paris. Toi : veuf, père de cinq enfants, tu résidais principalement à Lille, profitant de la vie parisienne pour son meilleur aspect : la détente. Rien ne laissait présager notre rencontre, encore moins notre amour et pourtant tu m’as offert les dix-huit plus belles années de ma vie avec une folie douce absolument divine, une passion incommensurable, une adrénaline incessante, une cadence enivrante, pour vivre le présent le plus intensément possible…
Mais avant de vous conter notre merveilleuse idylle, je dois vous raconter qui fut Edouard C. : ses origines, sa famille, sa place qu’il voulait discrète au sein de la célèbre entreprise familiale, son tempérament, ses passions et son amour pour moi. Vous raconter enfin comment nos existences se sont retrouvées mêlées et avec quelle force nous avons défié de nombreux obstacles : la différence d’âge, la maladie, la jalousie et la haine, tout cela grâce à l’amour, le véritable, le grand, l’indéfinissable, l’inconditionnel amour.
...
mardi 31 janvier 2012
Biographie de couple
C'est l'histoire d'un homme qui offre un livre à sa femme pour son anniversaire...
Prologue
Lundi 2 mai 2011.
Il est 17 heures, je suis sur mon canapé, encore émerveillé par mon fabuleux week-end… Je suis comme un enfant qui revient de sa plus belle colo et qui doit reprendre l’école. Je découvre que tous ceux qui ont vécu avec moi ces trois jours sont tous dans le même état : déprimés d’être
rentrés ! On s’appelle les uns les autres, on se remémore les bons moments, les soirées, les rires…
Après ces coups de fils échangés comme le prolongement de mon anniversaire, je pense inévitablement au tien qui approche… Même si j’ai confiance en moi, j’ai un peu le vertige.
J’ai six mois pour trouver un cadeau aussi unique que toi. Je veux qu’il soit fait sur mesure comme la plus belle des robes, sans qu’elle ne soit jamais démodée et surtout que tu sois la seule dans le monde à la porter !
J’ai en tête une direction : ta vie, la psychanalyse et ta passion pour les mots…
Une idée me vient : je vais écrire un livre, mais je ne sais pas écrire. Qu’à cela ne tienne, je trouverai quelqu’un pour m’aider !
Le temps est passé, je n’ai plus que deux mois pour m’y atteler. Ma mission est d’écrire et de mener l’enquête…
Je me fais une raison je ne serai jamais Stefan Zweig, mais un mari amoureux fou de sa femme, ce qui n’est pas un atout négligeable pour créer un cadeau incroyable !
Fabienne, Carole, Michèle, Clara, Jean-Pierre, Robert, Dov, Lucienne, tous me répondent avec élan et profondeur. Je suis face au canevas incroyable de ta vie et peu à peu tout se démêle, s’enchaîne et m’entraîne dans un plaisir incessant. J’aime découvrir qui tu es, quelle petite fille tu as été. Cela m’enchante de savoir comment tes amis te percevaient durant l’enfance, à l’adolescence, comment te voyait ta famille … Et pour moi qui connais tes perceptions, c’est quelquefois assez troublant. Je t’entends me raconter l’histoire de la voiture que ton père t’avait offerte durant tes études de médecine et qu’il a revendue sous prétexte que tu n’avais pas obtenu ton passage en seconde année… Tu découvriras que les intéressés ne sont pas les mêmes que dans tes souvenirs !
Mais le plus émouvant a été aussi d’entendre à chaque rencontre les mêmes mots : « la générosité de Laurence » fait l’unanimité !
Je récolte les informations, les trie, m’en imprègne, les digère, pour les écrire enfin. En fonction des interviews je construis les chapitres de ton histoire, j’étire les propos des uns, tronçonne les mots des autres, puis je me lance en y insérant des moments de ma vie, assez courts, mais assez précis pour nous comparer.
L’idée me plaît de me livrer dans ton livre. Soudain je trouve un sens à cette démarche et ta phrase résonne en moi : « Il y a les psychanalysés et les autres », je ne suis pas en analyse et pourtant j’en ressens les effets en m’obligeant à raconter ainsi mon histoire, la tienne et enfin la nôtre…
A mon tour de disséquer, d’analyser, de comprendre, de déchiffrer d’incroyables hasards, qui n’en sont peut-être pas. Pour commencer, je constate des petits détails : non seulement j’ai racheté une société qui porte ton nom, mais elle se trouve face au lycée Molière, ton lycée ! Je viens travailler chaque jour dans le quartier de ton enfance !!!
Grâce à cette enquête j’apprends à te connaître encore mieux, à me fondre en toi, à me glisser sous ta peau pour mieux te sentir, à t’apprivoiser et à t’aimer toujours plus…
Peu à peu je deviens plus silencieux que d’habitude, je réfléchis à ce livre chaque matin et chaque soir, je n’arrête pas de penser. Jusqu’à réaliser chamboulé, qu’à travers nous, le peuple Juif est omniprésent. Que nos grands-parents soient Tunisiens ou Polonais, que nos familles soient plus ou moins religieuses, que nous mangions casher ou pas, le Juif errant est là et bien là au cœur de notre histoire !
A chaque ligne écrite, mon cadeau se construit avec des vérités, des ressentis, des erreurs forcément, des interprétations les miennes et celles de ton entourage, mais je n’ai pas d’autre choix, je ne veux pas t’interroger, ni que tu sois au courant.
J’ai choisi de prendre le risque de ne pas toujours coller à la réalité, de penser à ta place, de laisser ton environnement s’exprimer, en me demandant sans cesse ce que tu en penserais et finalement j’ai accepté ce fameux lâcher-prise pour t’offrir le cadeau le plus périlleux qu’il m’ait jamais été donné d’accomplir !
Bon Anniversaire mon amour…
R.
Prologue
Lundi 2 mai 2011.
Il est 17 heures, je suis sur mon canapé, encore émerveillé par mon fabuleux week-end… Je suis comme un enfant qui revient de sa plus belle colo et qui doit reprendre l’école. Je découvre que tous ceux qui ont vécu avec moi ces trois jours sont tous dans le même état : déprimés d’être
rentrés ! On s’appelle les uns les autres, on se remémore les bons moments, les soirées, les rires…
Après ces coups de fils échangés comme le prolongement de mon anniversaire, je pense inévitablement au tien qui approche… Même si j’ai confiance en moi, j’ai un peu le vertige.
J’ai six mois pour trouver un cadeau aussi unique que toi. Je veux qu’il soit fait sur mesure comme la plus belle des robes, sans qu’elle ne soit jamais démodée et surtout que tu sois la seule dans le monde à la porter !
J’ai en tête une direction : ta vie, la psychanalyse et ta passion pour les mots…
Une idée me vient : je vais écrire un livre, mais je ne sais pas écrire. Qu’à cela ne tienne, je trouverai quelqu’un pour m’aider !
Le temps est passé, je n’ai plus que deux mois pour m’y atteler. Ma mission est d’écrire et de mener l’enquête…
Je me fais une raison je ne serai jamais Stefan Zweig, mais un mari amoureux fou de sa femme, ce qui n’est pas un atout négligeable pour créer un cadeau incroyable !
Fabienne, Carole, Michèle, Clara, Jean-Pierre, Robert, Dov, Lucienne, tous me répondent avec élan et profondeur. Je suis face au canevas incroyable de ta vie et peu à peu tout se démêle, s’enchaîne et m’entraîne dans un plaisir incessant. J’aime découvrir qui tu es, quelle petite fille tu as été. Cela m’enchante de savoir comment tes amis te percevaient durant l’enfance, à l’adolescence, comment te voyait ta famille … Et pour moi qui connais tes perceptions, c’est quelquefois assez troublant. Je t’entends me raconter l’histoire de la voiture que ton père t’avait offerte durant tes études de médecine et qu’il a revendue sous prétexte que tu n’avais pas obtenu ton passage en seconde année… Tu découvriras que les intéressés ne sont pas les mêmes que dans tes souvenirs !
Mais le plus émouvant a été aussi d’entendre à chaque rencontre les mêmes mots : « la générosité de Laurence » fait l’unanimité !
Je récolte les informations, les trie, m’en imprègne, les digère, pour les écrire enfin. En fonction des interviews je construis les chapitres de ton histoire, j’étire les propos des uns, tronçonne les mots des autres, puis je me lance en y insérant des moments de ma vie, assez courts, mais assez précis pour nous comparer.
L’idée me plaît de me livrer dans ton livre. Soudain je trouve un sens à cette démarche et ta phrase résonne en moi : « Il y a les psychanalysés et les autres », je ne suis pas en analyse et pourtant j’en ressens les effets en m’obligeant à raconter ainsi mon histoire, la tienne et enfin la nôtre…
A mon tour de disséquer, d’analyser, de comprendre, de déchiffrer d’incroyables hasards, qui n’en sont peut-être pas. Pour commencer, je constate des petits détails : non seulement j’ai racheté une société qui porte ton nom, mais elle se trouve face au lycée Molière, ton lycée ! Je viens travailler chaque jour dans le quartier de ton enfance !!!
Grâce à cette enquête j’apprends à te connaître encore mieux, à me fondre en toi, à me glisser sous ta peau pour mieux te sentir, à t’apprivoiser et à t’aimer toujours plus…
Peu à peu je deviens plus silencieux que d’habitude, je réfléchis à ce livre chaque matin et chaque soir, je n’arrête pas de penser. Jusqu’à réaliser chamboulé, qu’à travers nous, le peuple Juif est omniprésent. Que nos grands-parents soient Tunisiens ou Polonais, que nos familles soient plus ou moins religieuses, que nous mangions casher ou pas, le Juif errant est là et bien là au cœur de notre histoire !
A chaque ligne écrite, mon cadeau se construit avec des vérités, des ressentis, des erreurs forcément, des interprétations les miennes et celles de ton entourage, mais je n’ai pas d’autre choix, je ne veux pas t’interroger, ni que tu sois au courant.
J’ai choisi de prendre le risque de ne pas toujours coller à la réalité, de penser à ta place, de laisser ton environnement s’exprimer, en me demandant sans cesse ce que tu en penserais et finalement j’ai accepté ce fameux lâcher-prise pour t’offrir le cadeau le plus périlleux qu’il m’ait jamais été donné d’accomplir !
Bon Anniversaire mon amour…
R.
mercredi 14 décembre 2011
Biographie romancée - l'histoire vraie d'un garçon nain qui a des rêves de géant !
Voici un extrait d’une biographie romancée :
« Ayena Grand Petit-Homme »
Certains hommes naissent avec des yeux bleus, un sourire ravageur, des cheveux blonds, une assurance de Don Juan, un corps d’athlète. Moi je suis né avec un sourire discret, des jambes et des bras trop courts, avec une peau trop noire pour les blancs et trop blanche pour les noirs, mais par bonheur la vie m’a donné une tête bien faite, ainsi qu’un cœur assez grand pour pardonner toutes les injustices.
Je suis atteint d’achondroplasie ou plus vulgairement nommé nanisme. Je suis originaire du Dahomey l’ancien royaume d'Afrique de l’ouest, aujourd'hui appelé Benin, pays situé entre le Togo et le Nigeria.
Je descends du roi Arigbo de la colline de Gangan. Dans les années 400 cet ancêtre fut transformé en boa et depuis, ni moi ni aucun membre de ma famille n’est autorisé à manger cette variété de serpent, et ce en mémoire de notre aïeul.
Mon nom est Ayena, j’ai 22 ans, je suis nain et métis !
Mais avant de vous parler de moi, je dois vous raconter comment ma mère parisienne : Annie Bouros a fait la connaissance de mon père béninois : Komla Adji…
…
Annie ne veut rien garder de sa vie à la française, ici elle souhaite être comme toutes ces femmes à la peau couleur ébène et prend exemple sur leurs tenues vestimentaires. Annie se sent bien dans cette culture, comme si elle avait toujours vécu là, parmi les Africains. Certes elle est à la découverte de ce continent, néanmoins elle s’y sent déjà comme chez elle. En se promenant dans la ville, elle ouvre des yeux ébahis face aux moindres détails, elle vole chaque image, chaque parfum, pour ne rien oublier. Elle découvre des bananiers et des lauriers-roses au-dessus des murs qui encadrent les villas, mais aussi des garçons qui se hissent au sommet des cocotiers et qui, munis d’un coupe-coupe, font lentement tomber les noix.
…
Alors que certains Africains font des incantations à l’aide de formules magiques pour trouver un fils égaré, ou pour raisonner un frère en mal d’amour, je nais dans une famille où le silence est roi et au sein de laquelle les prières ne sont pas d’usage. Pas de griffes de chien mélangés au bec de perroquet, pas de dépouille de chat, ni de plantes médicinales pour contrer les mauvais sorts. Les premiers mois on me tient à l’abri des regards et tout va bien comme ça.
…
Entre un père médecin chef du grand hôpital de Cotonou et une mère qui a été infirmière à Paris pendant des années, je suis sensé avoir les « parents idéaux » pour bien vivre mon handicap… Mais mon histoire n’a pas été si simple, ni en vivant en Afrique, ni en arrivant en France à l'âge de 13 ans…
lundi 28 novembre 2011
Biographie d'un gendarme
Je ne sais que très peu de choses sur mes ancêtres, seuls quelques actes de mariage et autres m’ont permis d’en savoir davantage sur mes grands-parents paternels. A cette époque on ne parlait pas de soi, on vivait, on transmettait des valeurs, mais on ne racontait rien de superflus, comme c’est le cas aujourd’hui.
…
Mon grand-père possédait une maison à Bordeaux, qui malheureusement fut en grande partie détruite en 1940, à la suite des seuls bombardements aériens effectués par les Allemands sur la ville ! Mes grands parents et ma tante Madeleine qui dormaient dans la maison cette nuit là s’en sont sortis indemnes ! Un vrai miracle !
Pour la petite histoire, nous découvrirons un jour que ma grand-mère paternelle, Louise V était une descendante du marquis De Monvoisin. Celui-ci a eu pour originalité d’avoir été anobli, puis d’avoir refusé de jurer sur la constitution de 1791 pour enfin se marier en 1794 à l’âge de 58 ans avec une gamine de 23 ans ! L’histoire va même jusqu’à dire que ce marquis fut le confesseur de Marie-Antoinette…
Vérité ou balivernes ?
Ce qui est amusant c’est plutôt de se dire que nous descendons d’un prêtre défroqué !
…
J’ai souvenance des soirs où ma grand-mère passait la brique chaude dans mon lit pour le réchauffer, car le seul point de chaleur était dans la cuisine, autour du poêle. Puis je me souviens des matins… tandis que mon grand-père mangeait les légumes de son potager, j’avais la chance que ma grand-mère m’apporte mon café-crème au lit ! Je respirais alors les savoureuses odeurs qui se dégageaient des plats mijotant sur le coin de la cuisinière. J’étais choyé chez mes grands-parents, mais ça ne m’empêchait pas de devoir me rendre comme tout le monde aux toilettes à l’extérieur !
jeudi 16 avril 2009
Récit d'un tour du monde
Notes de Cathy Mathieu après avoir lu son livre :
"Enfant, dans mes rêves les plus fous, je m’imaginais faire le tour du monde. 25 ans plus tard, en 2002, mon vœu était exaucé. Durant 1an, j’ai noirci mes carnets de route. Au fond de moi, je me disais un jour, à la retraite, je pourrai écrire un livre…
Des jours, des années ont passé, la vie continue et mon anniversaire pointe le bout de son nez et là je suis véritablement emportée par les évènements. On m’offre ce cadeau incroyable, surréaliste, inestimable « le livre » dont je rêvais tant… . Sur le moment je réalise à peine, mais très vite le grand bonheur m’envahit. Ce livre, je le tiens entre mes mains, je le touche, je le sens, je le savoure, il m’appartient.
Je tourne les pages au rythme de mes aventures. Je sens de nouveau mon sac à dos sur mes épaules. J’avance dans cette expérience de vivre le monde. Je me délecte de tous ces moments si enrichissants, comme si je les découvrais. Je m’évade dans ma propre histoire, c’est assez étonnant…
Désormais, mon livre a trouvé sa place dans ma bibliothèque au milieu des prix littéraires, car cette année, « En écoutant le monde » est mon prix Goncourt ! Un grand merci à l’auteure pour toutes ces sensations…."
Extrait :
J’ai toujours rêvé de faire le tour du monde… Parce que j’ai toujours fait ce vœu idéal d’embrasser la terre, de fouler ses sentiers les plus beaux, comme les plus dangereux. Admirer le soleil couchant dans une vallée, brûlant en plein zénith, à peine tiède au-dessus de la neige. J’ai voulu voir l’eau dans tous ses états, de la plus petite source aux plus gigantesques cascades. J’ai toujours voulu frissonner face au monde et pour cela je savais qu’il fallait être la plus légère possible, quitter tous les artifices accumulés dans notre quotidien, pour savourer pleinement cette aventure. Bien sûr j’imaginais le grandiose d’un tel évènement, pourtant on ne
soupçonne rien tant que le sac à dos bien chargé n’écrase pas nos épaules…
- 1 gourde
- 3 paires de chaussettes
- 1 bas de contention
- 2 paires de chaussures (marche + ville)
- 1 duvet
- Sous-vêtements
- 4 cassettes recorder
- Piles
- Couteau suisse
- Crochets
- 1 appareil photo + 1 sac
- 4 pellicules diapo
- Pochettes nettoyantes
Cartes :
Argentine / Île de Pâques
Chili / Pérou, Bolivie
Guides :
Argentine / Chili x 2
Pérou / Bolivie x 2
Auberge de jeunesse
...
Assez de charges pour réaliser l’importance d’un si grand
voyage. Demain matin nous serons le 13 janvier 2002, une
date qui restera gravée en moi pour toujours. Ce chiffre
13 me porte chance et l’avenir me le confirmera.
J’ai des papillons dans le ventre, des couleurs explosives
dans le cœur, du gospel dans les oreilles, des sauterelles
dans les jambes, du poil à gratter sous les pieds et un
nœud énorme dans l’estomac.
C’est déjà demain et je voudrais le crier très fort tant je
suis fière de pouvoir réaliser une telle expédition. Je pars faire le tour du monde...
vendredi 23 janvier 2009
Extrait du Livre « Chico l’âme des Gypsies »

Prologue
Tout a commencé par hasard, s’il existe un hasard…
Dans les années 70, Chico et son groupe los Reyes partent jouer à Saint-Tropez. Une panne de voiture est alors à l’origine de leur rencontre avec Brigitte Bardot ; celle-ci deviendra leur marraine ; le succès est à la clé.
L’été 2004, mes vacances pour le Maroc sont annulées suite à la panne de ma voiture. Je passerai donc le mois d’août à Saint-Rémy de Provence, là où j’allais rencontrer Chico dans un restaurant.
Il improvisera avec une jeune chanteuse au nom de Sara Kristal, quelques morceaux de musique gitane, pour les derniers clients.
Tellement émue et touchée par cette prestation, j’écrirai un texte en leur honneur :
La table d'à coté
Saint-Rémy de Provence
Restaurant « Chez Marie »
Le 11 août 2004
Nous cherchons un restaurant, je le veux typique, presque magique.
Au bout du troisième je suis satisfaite.
Nous nous installons dans le jardin extérieur de «chez Marie ».
Le soleil ne va pas tarder à fermer ses grands yeux dorés, mais tous ses regards ont chauffé les lieux pour longtemps. Il fait encore très chaud.
L’endroit est amusant : tout est ancien, de vieilles publicités, de vieux arrosoirs et dans ce beau jardin pittoresque, vivent joyeusement, vigne, citronnier bergamote, figuiers.
Ca sent le sud. Les sourires sont là.
On le sait à l’avance lorsqu’une soirée restera gravée comme un doux souvenir.
Viennent s’installer à la table voisine, sept personnes. Nous nous concertons, ce sont sûrement des gitans. Le patron vient les saluer et nous les présente, sans aucune raison bien définie, il a juste envie d’une bonne ambiance probablement.
Nous apprenons que le chef de famille organise une immense soirée le 14 août à Arles.
Nous rêvons alors de musique tzigane et de toute son atmosphère.
Le dîner se passe, nous allons commander 3 cafés, lorsque le patron nous demande discrètement de rester :
-« Mes amis vont chanter, faites-moi plaisir en les écoutant. »
Nous restons. Le gitan s’appelle Chico ! Il va chercher sa guitare, la pose sur ses genoux, l’accorde. La jeune femme brune à ses côtés se tourne pour être face à lui. Pour l’instant elle ne dégage rien de plus qu’une autre. Pour l’instant…
Attention ! Les doigts de Chico commencent à chatouiller les cordes, puis les gratte avec assurance. L’Andalousie apparaît, le flamenco, les grandes étendues, la musique tzigane, les femmes qui claquent des mains, le rythme parfait et saccadé.
Une émotion dans mon ventre, ma main qui bat doucement la mesure sur la table. Impossible de résister à cette mélodie.
Une voix, sa voix, la gitane entre en scène, toujours assise, mais plus du tout commune. Les cheveux noirs relevés, les yeux qui brillent, ses traits mats s’affinent.
En espagnol, elle nous chante la fatalité, « la pena », avec sa voix chaude, cassée, juste, animée, avec sa voix calme, puis montante et tellement belle.
J’imagine plus loin encore : les talons qui claquent, les gestes parfaits, les jupes qui tournent, les musiciens, las palmas.
C’est l’âme du gitan qui vient sur nous, c’est la voix tzigane. Les mots chantés sont gorgés de soleil, d’amour et de souffrance.
Que c’est beau ! Elle en devient si belle !
Nous les dévorons des yeux. Elle se lève, et dans si peu d’espace, elle se met à danser. C’était inévitable. Elle tourne sur elle-même, passe un bras au-dessus de sa tête et chante, chante de plus belle : « el amor y su pena, de su corazon y de la tristessa ».
La gitane a su implorer le ciel.
Nous avons écouté 3 chansons. Evidemment nous n’en avons pas eu assez, mais sa voix résonne encore, ses cordes vocales si bouillantes ont marqué nos ventres et nos mémoires. On voudrait savoir cette magie des gitans. Pour quelques instants on voudrait se faire passer pour un des leurs, pour vivre encore et encore ces moments de fête qu’eux seuls peuvent nous offrir. Entre un feu, des caravanes et un immense terrain vague.
Mais il est temps de partir et nous leur payons ce cadeau inestimable avec 4 grands sourires.
Chico m’appellera 5 mois plus tard pour que j’écrive sa vie…
A compter du 31 janvier 2005, jour de l’enregistrement de l’émission « Symphonic show », présentée par Michel LEEB, j’ai la chance de suivre pas à pas cet homme au sourire pour devenir l’ombre de sa guitare, en passant par toutes ses télévisions, répétitions, concerts, déplacements et ses courts moments de répit à Arles dans sa famille, au sein du patio.
Ce livre n’est pas une biographie traditionnelle, puisqu’il ne s’agit pas simplement de l’histoire de la vie d’un individu, mais plutôt d’un témoignage d’amour et d’espoir accessible à tous : petits ou grands, riches ou pauvres, français ou marocains, juifs ou catholiques, gitans ou algériens, religieux ou athées.
A travers ma plume, Chico vous fera passer le plus beau de tous les messages, celui qui gouverne sa vie : Toujours croire en ses rêves et se donner les moyens de les réaliser.
Peut-être qu’avec un peu de chance vous pourrez entendre la magie de la musique gitane en lisant sa vie, comme seul Chico me l’a fait entendre !
Ecoutez l’histoire d’un homme qui croît en l’amour coûte que coûte. Son parcours est parsemé d’embûches et de trésors ; une semaine d’orage, un mois de canicule, une année de tempête, une décennie de soleil, pour arriver enfin à l’âge de 50 ans en voyant son passé, son présent et son futur comme le plus fabuleux des arcs-en-ciel musical…
Restaurant « Chez Marie »
Le 11 août 2004
Nous cherchons un restaurant, je le veux typique, presque magique.
Au bout du troisième je suis satisfaite.
Nous nous installons dans le jardin extérieur de «chez Marie ».
Le soleil ne va pas tarder à fermer ses grands yeux dorés, mais tous ses regards ont chauffé les lieux pour longtemps. Il fait encore très chaud.
L’endroit est amusant : tout est ancien, de vieilles publicités, de vieux arrosoirs et dans ce beau jardin pittoresque, vivent joyeusement, vigne, citronnier bergamote, figuiers.
Ca sent le sud. Les sourires sont là.
On le sait à l’avance lorsqu’une soirée restera gravée comme un doux souvenir.
Viennent s’installer à la table voisine, sept personnes. Nous nous concertons, ce sont sûrement des gitans. Le patron vient les saluer et nous les présente, sans aucune raison bien définie, il a juste envie d’une bonne ambiance probablement.
Nous apprenons que le chef de famille organise une immense soirée le 14 août à Arles.
Nous rêvons alors de musique tzigane et de toute son atmosphère.
Le dîner se passe, nous allons commander 3 cafés, lorsque le patron nous demande discrètement de rester :
-« Mes amis vont chanter, faites-moi plaisir en les écoutant. »
Nous restons. Le gitan s’appelle Chico ! Il va chercher sa guitare, la pose sur ses genoux, l’accorde. La jeune femme brune à ses côtés se tourne pour être face à lui. Pour l’instant elle ne dégage rien de plus qu’une autre. Pour l’instant…
Attention ! Les doigts de Chico commencent à chatouiller les cordes, puis les gratte avec assurance. L’Andalousie apparaît, le flamenco, les grandes étendues, la musique tzigane, les femmes qui claquent des mains, le rythme parfait et saccadé.
Une émotion dans mon ventre, ma main qui bat doucement la mesure sur la table. Impossible de résister à cette mélodie.
Une voix, sa voix, la gitane entre en scène, toujours assise, mais plus du tout commune. Les cheveux noirs relevés, les yeux qui brillent, ses traits mats s’affinent.
En espagnol, elle nous chante la fatalité, « la pena », avec sa voix chaude, cassée, juste, animée, avec sa voix calme, puis montante et tellement belle.
J’imagine plus loin encore : les talons qui claquent, les gestes parfaits, les jupes qui tournent, les musiciens, las palmas.
C’est l’âme du gitan qui vient sur nous, c’est la voix tzigane. Les mots chantés sont gorgés de soleil, d’amour et de souffrance.
Que c’est beau ! Elle en devient si belle !
Nous les dévorons des yeux. Elle se lève, et dans si peu d’espace, elle se met à danser. C’était inévitable. Elle tourne sur elle-même, passe un bras au-dessus de sa tête et chante, chante de plus belle : « el amor y su pena, de su corazon y de la tristessa ».
La gitane a su implorer le ciel.
Nous avons écouté 3 chansons. Evidemment nous n’en avons pas eu assez, mais sa voix résonne encore, ses cordes vocales si bouillantes ont marqué nos ventres et nos mémoires. On voudrait savoir cette magie des gitans. Pour quelques instants on voudrait se faire passer pour un des leurs, pour vivre encore et encore ces moments de fête qu’eux seuls peuvent nous offrir. Entre un feu, des caravanes et un immense terrain vague.
Mais il est temps de partir et nous leur payons ce cadeau inestimable avec 4 grands sourires.
Chico m’appellera 5 mois plus tard pour que j’écrive sa vie…
A compter du 31 janvier 2005, jour de l’enregistrement de l’émission « Symphonic show », présentée par Michel LEEB, j’ai la chance de suivre pas à pas cet homme au sourire pour devenir l’ombre de sa guitare, en passant par toutes ses télévisions, répétitions, concerts, déplacements et ses courts moments de répit à Arles dans sa famille, au sein du patio.
Ce livre n’est pas une biographie traditionnelle, puisqu’il ne s’agit pas simplement de l’histoire de la vie d’un individu, mais plutôt d’un témoignage d’amour et d’espoir accessible à tous : petits ou grands, riches ou pauvres, français ou marocains, juifs ou catholiques, gitans ou algériens, religieux ou athées.
A travers ma plume, Chico vous fera passer le plus beau de tous les messages, celui qui gouverne sa vie : Toujours croire en ses rêves et se donner les moyens de les réaliser.
Peut-être qu’avec un peu de chance vous pourrez entendre la magie de la musique gitane en lisant sa vie, comme seul Chico me l’a fait entendre !
Ecoutez l’histoire d’un homme qui croît en l’amour coûte que coûte. Son parcours est parsemé d’embûches et de trésors ; une semaine d’orage, un mois de canicule, une année de tempête, une décennie de soleil, pour arriver enfin à l’âge de 50 ans en voyant son passé, son présent et son futur comme le plus fabuleux des arcs-en-ciel musical…
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