mercredi 16 avril 2014

Votre cadeau pour la fête des mères

Bientôt vous aurez envie de lui dire merci pour toutes ces heures passées pour vous gratuitement. 
La fête des mères approche, pourquoi ne pas lui offrir le livre de sa vie, ou d'une période précise de son existence... 
Je me déplace, je l'interroge, elle se confie, je retranscris, elle choisit des photos, j'en fais un album au sein du livre et 3 mois plus tard vous tenez un ouvrage singulier et émouvant parce que l'histoire de votre maman est un peu la vôtre...
En fonction de votre demande, j'adapte mes tarifs. N'hésitez pas à me contacter pour m'expliquer ce dont vous avez envie, je trouverai une formule en conséquence.
Pensez-y maintenant, c'est le dimanche 25 mai cette année.

Et pour ceux qui parlent anglais, régalez-vous avec cette vidéo :


samedi 12 avril 2014

Biographie d'une Hongroise à Paris

"La Hongrie est un petit pays de 10 millions d'habitants, comparé à la France qui en compte six fois plus. C'est là où je suis née, où j'ai vécu la guerre et la révolution d'octobre 1956. Par chance, je n'ai pas subi le communisme trop longtemps, puisque j'ai quitté mon pays à l'âge de 15 ans sans savoir vraiment ce qui m'attendait. Grâce à d'heureuses rencontres, j'ai découvert Vienne, Paris, Douai, Lille, Londres... pour finalement poser mes valises à Paris, où je vis toujours. Aujourd'hui, je me sens Française à part entière, ce qui peut sembler étrange à ceux qui entendent mon accent, indéfinissable pour la plupart des gens. Ma mémoire a fait son tri, ne conservant que si peu d'images et de souvenirs hongrois, qu'il m'est tout à fait naturel de me sentir une femme française. Seules mes quinze premières années témoignent de cette appartenance, et ne pèsent pas bien lourd dans la balance de toute une vie."

lundi 27 janvier 2014

"N'oublie pas les oiseaux" d'Un Mage en plein Élan !


J'ai les mains vides et le cœur rempli, à présent que ma lecture est finie.
J'ai pris tout mon temps, parce que tant d'élégance, de fragilité et de poésie en littérature, ça se savoure.
L'auteure a pris possession de mon espace et c'est justement cela qui me plaît : cette intrusion littéraire irrésistible. J'aime que l'écriture soit assez puissante pour me réveiller à l'aube, aguichant ma curiosité de lectrice. Des phrases courtes qui percutent, ou qui font sourire, des plus longues qui poussent à l'introspection, le tout formant un ensemble harmonieux qui évite l'écueil du drame tant redouté.
Des histoires d'amour, nous en avons tous lues mille, et bien je vous conseille de lire cette mille et unième, parce que celle-ci ressemble peut-être à la vôtre, parce que vous l'espérez ou la redoutez, mais surtout parce qu'elle emporte loin… du côté du monde où tout est violent, puissant, désarmant, surprenant, passionnant et terriblement vivant.

samedi 11 janvier 2014

Agnès sa nièce...

J'ai retrouvé le poète de mon enfance…
Quoi de plus charmant qu'une petite fille qui chante Tarentelle, La puce et le pianiste, Les Batignolles, L'opéra, ou encore Le petit pont de bois. Je me revois sourire, danser sur ses airs, j'entends encore mes mots s'emmêler en voulant épater les invités, les chanter à tue-tête à l'arrière de l'Autobianchi, en route pour les vacances.
 
Mais qui grandit en suivant le poète au doux regard et à la guitare qui le démange ?
Comme quelques-uns, j'ai lâché sa main, préférant un Goldman, un Bruel, un Raphaël, un Bénabar, un Biolay, un Stromae, ou encore un Doré.
Puis sur ma route, une musicienne fait son apparition, elle est jeune, solaire, érudite, pétillante et porte un accordéon ! Adieu Yvette Horner, bonjour Agnès Duteil !
Avec elle, je redécouvre le jazz manouche et surtout Astor Piazzola. Elle danse avec son instrument, comme un toréador fait tourner sa cape au cœur de l'arène. Quand Agnès joue, elle est ailleurs, fière, encore plus grande que d'habitude.
Des années d'amitié qui me font presque oublier qu'Agnès est sa nièce, jusqu'à hier soir. Elle dans le public, lui sur scène, ces deux-là sont bien issus de la même famille musicale.
Les premières minutes du concert, j'ai souri avec légèreté, je me croyais un peu au-dessus de tout ça… Je n'avais plus vraiment l'âge d'être là, mes goûts avaient tout de même sérieusement évolué en plus de trente ans !
Oui mais voilà, mon poète de l'enfance avait évolué à son tour. Comme pour nous tous, la vie était passée par là et s'était frottée à lui avec douceur et avec dureté aussi. Des chansons sont venues se poser entre toutes les guitares, le piano, le violoncelle et la contrebasse : Et si la clé était ailleurs, Naître, Secrets de famille, et enfin La chanson des Justes… qu'il est important d'écouter, particulièrement en ce moment ! Des émotions d'une puissance rare qui m'ont serré la gorge, parce qu'elles sont touchantes, sincères, intemporelles et tellement inattendues.

Personne ne m'avait dit de prendre des mouchoirs pour assister au concert d'Yves Duteil, pas même Agnès sa nièce !



lundi 9 décembre 2013

Vous et moi, une histoire qui s'écrit tous les jours.



Je suis dans l'hiver comme dans un duvet, à la belle étoile, auprès d'un feu de camp. Seule ma tête dépasse, les yeux fixant le ciel et sa myriade d'étoiles. C'est un hiver de plus, une saison qui s'additionne à ma vie. Qu'en ai-je fait d'ailleurs ? Qu'ai-je accompli d'important ? Qu'est-ce qui me survivra ?


J'entends d'ici toutes vos réponses, vous les gens que je croise régulièrement et que j'installe face à moi : "MES ENFANTS". C'est souvent votre première réponse, ce qui vous semble le plus important. Puis vous évoquez le matériel : votre appartement, maison de campagne, entreprise…Et ce qui ne s'achète pas : "J'ai légué à mes enfants mon énergie, mon savoir, mon amour, en essayant d'éviter de leur transmettre mes peurs, mes angoisses, mes échecs."
J'aime la sincérité que vous mettez dans vos phrases, la lumière qui brille dans vos yeux, le nœud qui serre quelquefois vos gorges, vos mains qui s'expriment autant que votre bouche. J'aime aussi bien vos larmes que vos sourires, parce qu'ils sont vrais et qu'ils prouvent toute la confiance que vous m'accordez.

Ma réponse est différente de la vôtre, mais complémentaire: Après moi, resteront DES LIVRES, une multitude d'histoires que j'aurai écoutées, ressenties puis écrites. Celles de vos familles, de votre parcours, de vos amours, de vos ancêtres.
Il est important que vous et moi cohabitions dans ce monde où tout va si vite, pour ne pas oublier qui nous sommes, ce que nous avons fait et ce pourquoi nous marchons.

Il y a aussi tous ces romans, ceux que j'écris et ceux que je vous aide à mettre au monde. Ils représentent un rêve incroyable que vous et moi avons pu exaucer.
À travers toutes nos réalisations, je vis une existence extraordinaire, celle dont j'osais à peine rêver enfant, à la belle étoile, auprès d'un feu de camp… une vie d'auteur.

jeudi 3 octobre 2013

TOUR 13, attention destruction !



Débrouillez-vous comme vous voulez mais allez voir ce lieu avant sa destruction. Armez-vous de patience, faites la queue, échangez avec vos voisins, admirez la seine, le pont d'Austerlitz, ou lisez un bon bouquin, vous risquez de faire 3 heures de queue.
Tour 13, chiffre porte-bonheur ou porte malheur ?
Par bonheur, pendant ces derniers mois, une centaine de street artists ont eu tout le loisir d'exprimer leur talent aux neuf étages d'un immeuble du 13ème.
Par malheur, la tour sera détruite et ses œuvres d'art avec elle le 1er novembre 2013. Vous avez 29 jours pour vous régaler.
De l'extérieur, on peut tout imaginer derrière ces fenêtres, tantôt closes, tantôt ouvertes...
Le temps file et la porte d'entrée se dessine de plus en plus nettement. Un panneau me fait comprendre pourquoi les gens entrent au compte-goutte : "Ne sont autorisées que 49 personnes à la fois." Sécurité ? Assurances ? Plancher trop faible ? Murs à demi-écroulés ? Je ne suis pas très inquiète ni devant la tour, ni une fois dans l'ascenseur me conduisant au 9ème ciel, car il faut monter tout là-haut pour démarrer la visite à pied évidemment.
1 h 30 de descente !
Fantastiques couleurs, épatants univers si différents dans chaque appartement (quatre par niveaux). Les formes sortent des murs, se confondent, s'épousent, se chevauchent, émerveillent, horrifient… J'en ai plein les yeux, du sol au plafond, les histoires se racontent, se murmurent, se gueulent… Il est interdit de rester indifférent ici.
Je n'ai qu'un seul regret, ne pas avoir vu les artistes au milieu de leur œuvre-appart. Voire, j'aurais aimé en plus, la photo du lieu avant transformation, du temps où il était occupé par ses habitants. Seuls trois d'entre eux s'accrochent à leurs murs jusqu'aux derniers jours. Au 5ème étage j'aperçois une dame d'un certain âge les mains chargées de sacs de courses. Epatée de voir quelqu'un vivre parmi ce décor incroyable, je la salue et lui demande :
-          Quel effet ça procure de vivre ici ?
-          C'est un vrai bazar, mais j'apprécie toutes ces œuvres. Je m'amuse à les découvrir lorsque l'immeuble est fermé aux visiteurs. Je prends mon temps et chaque soir je visite un étage. C'est magnifique !
Tout en me répondant, elle ouvre sa porte et mon œil, habitué à se glisser depuis une heure dans chaque appartement de cet immeuble, se faufile une fois de plus. Un décor qui paraîtrait commun partout ailleurs, est exceptionnel ici : canapé, rideaux, tableaux, parquets, tapis, lampes, chaises et tables, le tout parfaitement placés et d'une sobriété hors-norme pour les lieux. Le 20 octobre, "à son tour", elle sera obligée de quitter le n°5 de la rue Fulton, laissant derrière elle un des rares appartements autour duquel une centaine d'artistes du monde entier se seront affairés avec passion, sans lui donner un seul coup de pinceau.
Et vous ? Auriez-vous ouvert votre porte à l'un de ces artistes pour qu'il s'exprime sur vos murs, sachant que vous n'avez plus que 20 jours à vivre là ?

La tour est ouverte à la visite du 1er au 30 octobre tous les jours de 12h à 20h, sauf le lundi. Entrée gratuite.
Adresse: 5 rue Fulton, Paris 13e (Métro: Quai de la Gare – Ligne 6)