lundi 26 septembre 2011

Billet de bonne humeur…


Que se passe-t-il avec le sourire ?
Est-ce propre à Paris, au genre humain ?
Que de ne pas savoir sourire ?
Que ce soit dans un magasin de vêtements dans le 16e, une grande marque de sport sur les Champs-Elysées, des restaurants dans tous les arrondissements de Paris, une banque dans le 1er, une confiserie rue des Martyrs, un hôtel qui parle d’Amour dans le 9e, une boulangerie à côté de chez moi, un laboratoire d’analyses  avenue des Ternes, tout le monde a laissé cette expression de joie au vestiaire ! Comme si ce n’était pas branché, comme si sourire faisait mal, comme si venir travailler était le pire des supplices et qu’il fallait que le monde entier en soit non seulement conscient, mais responsable !

Inutile de citer les adresses qui possèdent cette singularité, il y en aurait trop, en revanche j’ai envie de commencer une liste d’endroits publiques dans lesquels je découvrirais avec stupeur les zygomatiques d’un tenancier, les fou-rires d’une caissière, la joie d’un banquier, bref je veux trouver tous les endroits heureux de Paris, vous les faire connaître. Je veux boycotter les chieurs, les ennuyeux, les névrosés qui travaillent dans le commerce et qui nous plombent notre plaisir de consommateur. Comme quoi payer, n’est pas le plus douloureux !

A leur décharge, il y a certains endroits qui réclament un laps de temps, une sorte de sas obligatoire, avant d’obtenir ce bijou inestimable qu’est le sourire. Ceux-là ont le mérite d’essayer, de lutter contre le stress du Parisien et finissent par vous offrir un service sympathique.

N’hésitez pas à nous faire part de vos adresses rieuses (parisiennes pour commencer)…
C’est ainsi que commence la chaîne du bonheur.

  • Un tea time chez MERCI au coin bibliothèque avec Bernie. Bv Beaumarchais 11e
  • Un déjeuner à La Bourse ou la Vie, chez Patrice.12, rue Vivienne 2e
  • Une lecture sur le blablablog de Katherine Pancol. http://www.katherine-pancol.com/blablablog
  • Une biographie avec Gwenndoline !!! 
Parce que sourire est une priorité dans mon métier, en dépit des coups durs, des maladies, ou des décès que je peux entendre au fil de mes rencontres professionnelles.
Tout peut se dire dans la bonne humeur, surtout raconter votre vie !


mardi 20 septembre 2011

Les Goélands



Une grande maison qui trône fièrement
Un sourire qui accueille discrètement
Nous sommes sur le flanc de la côte sauvage
Coincés entre éclaircies et gros orages

C’est un lieu habité
Par une femme animée
Une pudeur évidente
Qui ne la rend pas moins charmante

Tout est lumineux malgré la pluie
Tout est propre et donne envie
Une large baie vitrée offre une vue édifiante
Sur la côte sauvage somptueuse et vivifiante

La nuit est douce dans cette chambre spacieuse
Une modernité inattendue,
Au sol, un blanc moelleux et écru
Un confort digne d’une suite luxueuse

Et le matin le soleil nous salue timidement
De ses rayons il éblouit le beau salon
Nous dévoilant un petit-déjeuner succulent
Un service élégant, des fruits frais de saison
Et même une confiture maison !

Merci Anne-Marie
Pour votre écoute et votre sourire éloquent
Merci aussi
Pour l’élégance qui habille les murs des Goélands

A très bientôt j’espère…

lundi 19 septembre 2011

Goncourt des Lycéens 2011


J’avais lancé l’invitation à une amie avec qui je partais en week-end :
« Lisons en même temps le dernier Martinez ! »
Comme moi elle avait adoré "Cœur Cousu", comme moi elle avait apprécié la rencontre avec l’auteure lors d’un salon littéraire, et comme moi elle avait acheté « Du domaine des Murmures ».

C’est en même temps que nous avons commencé la lecture de cet ouvrage.
J’ai cru qu’une lecture collective ajouterait un plus, que de partager nos ressentis aux temps forts de l’histoire pimenterait l’aventure, et non…
J’ai cru un temps ne pas avoir apprécié le livre, mais c’est l’expérience qui ne m’a pas convenue.
On est seul pendant une lecture, on prend son temps, on ralentit, on accélère, on relit et encore plus pour cet ouvrage incroyable qui se déroule au Moyen-âge et où l’atmosphère est tantôt suffocante, tantôt angoissante, tantôt réjouissante.
Ce livre est une prouesse admirable qui réclame toute notre attention.

lundi 5 septembre 2011

Une biographie pour Noël !!!

Lorsque Marguerite & Odette se retrouvent sur un banc…




-          Tout va trop vite ma bonne Odette !
-          Vous avez raison Marguerite, y’a plus de saison, y’a qu’à voir les marrons qui s’entassent aux pieds des arbres depuis mi-août !
-          Tenez, mon fils m’a même parlé de mon prochain cadeau de Noël !
-          Vous plaisantez? C’est dans 4 mois Noël !
-          Je sais Odette, que voulez-vous c’est pas aujourd’hui que je vais le changer. Je l’adore mon Léon, mais il a toujours eu des idées saugrenues… 
-          Et ce cadeau de Noël, ce sera quoi ?
-          Figurez-vous qu’il s’était mis en tête de me présenter une biographe pour que je lui raconte ma vie et qu'elle en fasse un livre ! Quelle foutue drôlerie, ma vie n’a aucune importance. « C’est ce que tu crois » m’a-t-il répondu, « je veux que mes enfants sachent qui est leur grand-mère, quelle a été son enfance, ce qu’elle a fait durant la guerre, quelle a été sa vie sentimentale, comment elle m’a élevé, quel métier elle a exercé. Je veux qu’ils sachent qu’il n’y a pas si longtemps, l’électricité n’existait pas, ni le téléphone, que conduire une voiture et partir en vacances étaient des évènements incroyables. » 
-          Et alors ? Me demande Odette.
-          J’ai fini par céder évidemment ! J’ai rencontré la biographe, elle est très polie et d’une patience d’ange, mais alors qu’est-ce qu’elle pose comme questions ! Heureusement elle me dit souvent, « si vous ne souhaitez pas en parler, c’est votre droit Marguerite ».
-          Elle vous appelle par votre prénom ???
-          C’est moi qui lui ai proposé. Après tout, elle connaît toute ma vie, et on se voit tous les 15 jours pendant deux heures, alors elle peut bien m’appeler Marguerite !
-          Ça ne fait pas trop ? S’inquiète Odette
-          Trop quoi ?
-          Trop long ces séances ?
-          Pensez-vous, je ne les vois pas passer les deux heures !
-          Et vous avez toujours des histoires à lui raconter ? Moi j’aurais peur de ne rien avoir à dire.
-          Au contraire ! C’est là qu’elle est forte la gamine ! Elle enchaîne tellement bien ses questions que ça vous renvoie toujours à des évènements que vous pensiez avoir oublié. Et hop les souvenirs remontent !
-          Et vous aurez fini quand ?
-          Le mois prochain… mais je vous avoue que ça ne m’emballe pas… je n’ai aucune envie que ça s’arrête, c’est une sacrée occupation !
-          Je veux bien vous croire !
-          Vous devriez essayer Odette, c’est pas mal du tout comme idée de cadeau. Parlez-en à votre fille ! Et puis vous savez, ça doit faire un drôle d’effet d’avoir son propre livre avec sa propre histoire. Je vous raconterai.
-          J’espère surtout que vous me le ferez lire !
-          Avec grand plaisir.

Pour toute commande merci de me contacter par téléphone au 06.03.46.12.18

mercredi 31 août 2011

Rentrée littéraire: "Du domaine des murmures" de Carole Martinez

Heureuse pour Carole Martinez !

Heureuse de lire toutes ces critiques qui encensent son travail sur le net, dans la presse papier et ce, depuis 10 jours déjà. Le Nouvel Observateur, le magazine Lire, la Librairie Delamain, et tous ceux que je n’ai pas encore vus…

« Du domaine des murmures » fait partie des livres à ne surtout pas manquer à la rentrée !

Je ne dirai rien sur le nouveau livre de Carole Martinez, pour cause je ne l’ai pas encore lu, cependant ce que je peux vous confier c’est ma rencontre avec cette femme et son talent…
C’était il y a 4 ans, je l’invitais à venir s’exprimer sur son premier roman « Cœur Cousu » dans un minuscule salon littéraire que j’avais mis en place. Tout le monde était emballé à l’idée de rencontrer cette auteure méconnue mais géniale. 
Il était facile pour moi de la présenter, elle était passionnée, souriante, accessible, humble malgré tout et juste assez fière des 500 dernières pages qu’elle avait rédigées, pour avoir envie d’en parler.
Nous avons passé une soirée délicieuse à discuter, dîner, boire, rire et Carole à écrire… de longs autographes sur tous les « Cœur Cousu » que les invités avaient apportés.
Les mois ont filé et l’ascension fut éblouissante ! L’auteure pour laquelle la presse n’avait daigné écrire aucun papier, se trouva propulsée, le succès de son premier roman fut unanime.
La prof de français ne reprendrait pas son activité, mais répondrait oui à Gallimard pour en écrire un second !!!
La pression terrible, la rigueur, écrire parce qu’on vous l’a commandé non plus parce que c’est plus fort que vous ! Alors qu’elle avait mis 10 années pour accoucher du premier, Carole Martinez devait mettre quatre ans pour le second !
Vertige, inquiétude, paralysie, engouement, vertige de nouveau, s’enfermer pour écrire, une idée géniale, profusion d’idées géniales, faire le tri, frustration, exaltation, puis ça devient femme recluse au XIIe siècle, Du domaine des murmures…
Je vous laisse, je cours l’acheter !

mercredi 24 août 2011

Météo d'écrivain !

« Alors le temps qu'il fait ou ne fait pas, la douceur des soirées, le calendrier, je m'en moque bien. Je dis décembre pour septembre, confiture pour voiture. Je suis à l'abri sous un perpétuel soleil à ramasser mes brins de récit qui feront bientôt une grosse pelote de laine. »

Je l'avoue je suis fan de Katherine Pancol, surtout lorsque je lis son blablablog! Certaines de ses phrases tombent juste comme un pantalon qu’on aime et qu’on redoute d’essayer de peur d’être trop juste au niveau des cuisses, trop lâche à la taille, à reprendre pour la longueur… et par magie et contre toute attente, en l’enfilant ça tombe juste alors qu’on s’est empiffrés de crêpes beurre sucre tout l’été !

Pour moi aussi le temps qu’il a fait au mois d’août n’a pas trouvé son importance habituelle, j’ai cogité, mariné, étudié, les vastes projets qui m’attendaient à la rentrée, au lieu de me crémer, me baigner et de me prélasser les doigts de pied en éventail.

Mon roman sur mon héros Béninois étant terminé, j'ai pu songer à tous les nouveaux projets qui trépignent sur mon bureau :
une nouvelle biographie,
une enquête post-mortem
ainsi qu’un mémo pour un concepteur-designer aux idées géniales !

Je suis chanceuse, les rencontres sont toujours passionnantes, m’obligeant constamment à faire travailler mes méninges plus que de raison, alors le temps qu’il fait ou ne fait pas, je m’en suis moquée allègrement.
La Bretagne a rempli son contrat : une jolie pluie, de ravissantes éclaircies, un soleil poli, une mer saisissante, des amis solides, des enfants joyeux, une famille plus intense qu’un polar…

Et l’inspiration qui va et qui vient comme les marées de la côte atlantique, aussi surprenante parfois !

lundi 1 août 2011

Roman pour petits et grands

Une écrivain ne prend pas de vacances, elle préfère prendre ses enregistrements, ses écouteurs, son netbook, ses lunettes de soleil, un grand chapeau pour lire sur son écran et rédiger, rédiger encore !

Je ne pars pas très loin cette année, je vais en Bretagne, me nourrir des embruns, du bon air, mais surtout pour finaliser mon dernier ouvrage. Vous découvrirez bientôt les aventures d’Ayena le grand petit-homme ! Personnage romanesque par excellence, Ayena est un tout petit homme, atteint d’achondroplasie, qui a des rêves gigantesques. Son caractère obstiné et optimiste l’aidera à défier le monde et ses embûches pour réaliser ses souhaits. Parti de son Afrique natale à l’âge de 13 ans, il arrivera en Bretagne pour commencer, puis emménagera à Marseille, pour enfin découvrir Londres avec émerveillement.

Choc des cultures, choc des séparations, choc face aux diverses discriminations !

C’est le voyage initiatique d’un jeune garçon métis et nain, qui a été délaissé bien trop tôt par un père Béninois psychiatre de profession, et par une mère Française, qui elle est infirmière. Son histoire est réelle, Ayena me l’a confiée pour en faire un roman authentique, amusant, grave, et surtout pour qu’il donne de l’espoir à tous : petits et grands.

En septembre, Ayena et moi prendrons d’assaut les maisons d’édition jeunesse, nous leur ferons découvrir ce fabuleux petit héros, nous leur offrirons ce conte moderne avec fierté et puis nous attendrons patiemment leur réponse… en espérant que ce livre arrive vite entre vos mains et celles de vos enfants.

Bonnes vacances à tous !

mardi 28 juin 2011

Un refrain sur les murs

Ça faisait trop longtemps que je n’avais pas ressenti ce plaisir immense de tenir un livre pour qu’il me tienne enfin !!!
C’est lui qui a tout fait !
Ou plutôt c’est elle, Murielle Magellan.
Je savais que j’aimais son style, puisque j’avais lu avec beaucoup de plaisir son premier roman
« Le lendemain Gabrielle », mais pour ce second, il y a ce quelque chose en plus qui fait toute la différence et qui le rend sublime.
Une fois de plus, c’est un drôle de titre : « Un refrain sur les murs »
Incongru pour démarrer, excellent pour résumer.

Isabelle, la mère, presque trop caricaturale dans son refus d’exister, de se prononcer, d’aimer, de crier.
Romane, la fille, abominable fille en colère, rebelle, écorchée vive et finalement, par je-ne-sais-quel-miracle : infiniment attachante.
Adrien, le fils, la sagesse, l’équilibre et la force qui n’existe qu’en toile de fond pour guider sa pauvre sœur brûlée vive.
So What, qui possède le prénom le plus absurde et que seule Isabelle prononcera sans sourciller, sans y chercher une quelconque traduction. C’est lui le sauveur, l’ange et le démon, le phantasme, la désinvolture, le héro anti-social, l’artiste dans toute sa splendeur.

J’ai eu envie de vous citer quelques passages forts, des phrases « choc » et puis je me suis reprise, concluant qu’il y en avait trop et que je devais vous laisser les découvrir, parce qu’ils seraient peut-être différents des miens, très certainement même.
Tout est histoire d’allégories dans ce livre, de finesse, d’humour, de plaisirs charnels, de tendresse et de justesse.
C’est tellement bien fait, bien pensé, bien monté, bien écrit, du début jusqu’à la fin… aussi étonnante que le titre.

mardi 7 juin 2011

Bonne Fête Papa !


La date approche…
Pensez à un cadeau original :  
un bon pour une biographie !
Il vous a bien raconté des tas de choses, des évènements extraordinaires, son mariage avec votre mère, votre naissance, celle de vos frères et sœurs, son parcours professionnel et quelquefois il a essayé de vous narrer des instants plus douloureux, cette satanée guerre par exemple, ou encore un voyage fabuleux, mais vous n’avez pas le temps de tout écouter, et encore moins de tout retranscrire…
Pourtant vous souhaiteriez conserver cette mémoire, la capturer dans un bel écrin, la rendre accessible à toute votre famille.

C’est mon métier et ma passion de rencontrer toutes ces personnes. Je prends le temps de les interroger durant une quinzaine d’heures, j’écris leur histoire en prenant soin de respecter leurs émotions, pour en faire un livre unique.

Ce récit ne sera pas en tête des ventes, ni même disponible en librairie, il est conçu pour vous et votre descendance. N’oublions pas que l’histoire de nos parents est un peu la nôtre et qu’elle mérite bien qu’on s’y attarde…

mercredi 23 mars 2011

Ce soir sur France 2 : POUCHOL face à DUKAN

MERCREDI 23 MARS sur FRANCE 2 à 22H25 "FACE AUX FRANCAIS", LES STARS DU REGIME - Avec Hervé POUCHOL et Pierre DUKAN.

Ce mercredi soir sur France 2 dans l'émission "Face aux français", Hervé Pouchol aura le plaisir d'être invité sur le plateau de Guillaume Durand et surtout face à Pierre Dukan !!! Ils parleront de notre livre consacré à la méthode du célèbre nutritionniste. Autant vous dire la joie d'Hervé de participer à cette émission interactive qui aura comme invités : Pierre Bellemare et José Garcia dont il garde un souvenir gourmand lors d'une émission particulièrement arrosée et enregistrée dans un bistrot à vin, en compagnie de Bruno Solo sur Rire et Chansons ! Hervé Pouchol va enfin pouvoir donner son avis sur ce régime dont tout le monde parle !!!

Non, vous ne me verrez pas ce soir sur France 2, en revanche vous entendrez parler Hervé Pouchol (à chacun son métier !) le journaliste avec qui nous avons travaillé sur ce livre passionnant :"REGIME DUKAN LE POUR ET LE CONTRE".

Durant cette enquête nous avions rencontré Pierre Dukan, je suis curieuse de le voir ce soir aux côtés d'Hervé. Sera-t-il ce même homme charmant, passionné, mais terriblement inquiet à l'idée que ce livre lui fasse du tort ? Sera-t-il arrogant, complaisant, ou sincère ?

A vous de jouer Messieurs !

lundi 14 mars 2011

Publication du livre "Régime Dukan, le pour et le contre"

Nous y sommes ! Le livre paraîtra début avril. J'ai hâte de voir les retombées de cette enquête sur laquelle nous avons travaillé d'arrache-pied avec Hervé.

mardi 18 janvier 2011

Dukan pour ou contre ?


Mon métier s'élargit...

Outre les biographies "pures" que je continue à écrire et que j'aime réaliser, je réponds à des commandes toujours plus étonnantes. On me demande d'écrire des romans ce qui est galvanisant au possible, parce que je m’approprie l’idée d’un autre pour en faire un monde commun. Cet univers est d’abord virtuel, rien n’est vraiment construit, la population est quasi inexistante, je m’y entends penser en résonance, comme une salle vide de château dans laquelle ma voix ferait écho ! Puis des gens y habitent, s’y installent, y vivent, prennent possession de chaque millimètre de l’univers que je leur ai conçu et finissent par construire plus loin et plus grand. Un jour ils me dépassent, me font rire et parfois pleurer. Ce ne sont plus mes personnages dans un monde virtuel, ce sont mes amis, des gens que j’apprécie ou pas, mais auxquels je tiens et qu’il faut apprendre à laisser partir. Le livre est écrit, fini, fermé, il attend que des milliers de regards le parcourent(on a le droit de rêver), il dort dans des casiers de maisons d’édition, guettant son tour, excité à l’idée de se réveiller à chaque lecture !


Mais rien ne s’arrête pour autant, d’autres commandes s’enchaînent, d’autres histoires font la queue dans mon bureau. Ça klaxonne, ça parle fort, faites entrer l’idée numéro 4 ! « Ecrivez sur le phénomène DUKAN s’il vous plait ! »
Ce dessein me séduit, je connais le sujet, enfin une partie de l’iceberg. Je cherche, je découvre, je comprends, je m’interroge, je lis tous ces blogs qui n’en finissent pas de chanter les louanges, ou bien de vilipender le nutritionniste devenu célébrissime. J’attends la semaine prochaine pour le rencontrer et plus que quelques jours pour rendre ma copie de 200 pages (mi-février). C’est un délai particulièrement serré, c’est pourquoi vos avis m’intéressent, me feront certainement avancer. Racontez-moi VOTRE expérience sur le régime Dukan en cliquant sur "message à Gwenndoline".
Merci.

mercredi 22 décembre 2010

Une forme de vie à la Nothomb !


Je vous souhaite à tous un très joli Noël,
des boules dans le sapin,
des cadeaux déposés sous ses branches,
des lumières dans les yeux,
une bonne dinde farcie,
un champagne bien frais,
une fiesta de chocolats,
un festival de plaisirs !!!
Et s'il vous reste un peu de temps, je vous souhaite des lectures agréables.
Je viens de finir "une forme de vie" d'Amélie Nothomb ; que vous dire à ce sujet, si ce n'est qu'il est préférable d'avoir échangé quelques courriers avec l'auteur pour trouver ce livre attrayant. Si tel est le cas, alors vous aurez comme moi, certainement quelques sourires, des déceptions, vous ressentirez peut-être de l'agacement ou de la joie un peu plus loin, mais rarement de l'indifférence.
Je ne sais pas si je plains ou si j'admire Amélie Nothomb dans son aliénation épistolière, ce que je sais c'est que je lui ai écrit alors que je ne l'avais plus fait depuis 5 ans. Si l'auteur voulait mettre un frein à ses courriers, c'est un loupé !

lundi 13 décembre 2010

Adieu Eugène



Je fais bien souvent des rencontres fabuleuses dans mon métier de biographe, croisant des destins incroyables et des gens tellement attachants.
C’est une chance, pour autant il y a des mesures à prendre : savoir se protéger, mais ce n’est pas toujours aussi simple. Surtout lorsque l’un d’entre eux est devenu un ami, un grand-père de substitution, une sorte de héros.
Un coup de fil, un message qui tombe de nulle part, des mots qui cognent dans le téléphone :
Eugène Battestini est mort !
J’aurais voulu profiter de lui davantage, mais c’est fini, il est parti. Heureusement j’ai eu la chance de le connaitre et qu’il me confie quelques bribes de sa vie…
Il aimait plus que tout la poésie. Ces quelques vers sont pour lui :


Je vous salue Eugène,
Vous qui m’avez tant donné,
Vous qui saviez si bien chanter
L’amour comme une rengaine

Je vous revois fort Eugène
Je vous entends parler d’avant
De Leclerc, votre héros étincelant,
De la guerre que vous appeliez Reine

Qui ne vous a pas aimé Eugène
Avec votre passé de guerrier
Votre cœur de passionné
Et vos poèmes mis en scène ?

Vous me manquez déjà Eugène
Vous et vos joues si tendres
Vous et vos histoires si grandes
Vous avez été notre aubaine

Vous me manquez déjà Eugène
Et ce soir j’ai le cœur en berne
N’espérant qu’une seule chose
Que votre joie de vivre comble notre peine

On vous aime Eugène…

mardi 7 décembre 2010

le dernier Pancol


A chaque fois c’est la même histoire :
Je veux le dernier Pancol, parce que c’est ma meilleure récré, ma tablette de chocolat, mon antidépresseur, ma série favorite, mon nouveau copain…

Et tant pis si tout le monde l’a déjà lu depuis des mois…

Je me délecte pendant quelques semaines, je freine, j’avale, je pose, je reprends, je dévore chaque ligne du nouveau pavé écrit par cette femme étonnante.

Plus de 800 pages de plaisir
Plus de 2 kilos de rêve
Plus d’1 milliard de mots qui me transportent.

Et ne me dîtes pas qu’il s’agit d’un roman de gare ! Cette expression me rend dingue ! Si vous saviez tout le talent qu’il faut pour rendre ce monde imaginaire à notre portée, toute cette documentation nécessaire pour rendre chaque détail crédible ! Si vous saviez comme il est compliqué de faire simple !

« Les écureuils de central park sont tristes le lundi », la digne suite de
« La valse lente des tortues », est un hymne au plaisir de lire et très certainement à celui d’écrire.

Chaque personnage fait désormais partie de votre vie : Hortense finit par vous plaire, après vous avoir agacée dans le 1er tome, Joséphine pourrait franchement faire un effort pour brûler les étapes, Junior ? C’est un peu fort… Shirley qu’on adorait, finit par montrer le pire, Marcel et Josiane ont les meilleurs dialogues et je passerais volontiers un dimanche avec eux.

Je ne réfléchis pas, je m’envole au pays Pancol et j’en raffole !!!



Merciiiiii, Gwendoliiiiiiiiiine !
Merci pour vos mots, votre blog ( j'aime beaucoup sa présentation), vos réflexions sur les livres, les vélos, Bangkok, et tout et tout !
Je suis fière d'être aimée de vous...

Katherine Pancol

jeudi 2 décembre 2010

Faire un bœuf

« Mes parents avaient pour habitude de faire un bœuf » me dit Jacky en me narrant son passé.
Bien sûr, je connais l’expression qui explique une réunion musicale improvisée, mais pourquoi mêler le bœuf à cette histoire de musique ? Je ne veux pas l’interrompre dans son récit et décide d’attendre la fin de cette interview pour m’adonner à mes recherches.
A peine arrivée chez moi, je me précipite sur un livre écrit par Pivot
« 100 expressions à sauver ». Je suis certaine de trouver mon bonheur ! Il y a de tout : « Fagoté comme l’as de pique », « Tailler une bavette »,
« Avoir le béguin », « Se monter le bourrichon », tout, sauf ce que je cherche…
Grâce à Internet, on ne reste pas longtemps ignorant. Lorsque j’écris faire un bœuf, je suis dirigée sur le fameux restaurant « le bœuf sur le toit » rue Boissy d’Anglas dans le 8e…



Oui, mais encore ?
Ce restaurant était le lieu de rassemblement de Cocteau et des musiciens du Groupe des Six. C'est là que débutèrent notamment Leo Ferré, Mouloudji, Trenet ou les Frères Jacques.
Au début du XXe siècle, les musiciens allaient en fin de soirée s'y rencontrer pour pratiquer ensemble de longues "jam sessions"(qui signifie en anglais : séance d’improvisation).

Soyez honnêtes, aviez-vous eu vent de cette histoire ?
D’ailleurs, si vous en connaissez d’autres…

jeudi 11 novembre 2010

Vos Réponses

Qui a aimé "la carte et le territoire" ?
suis en lecture du roman, un hasard !!! plus grand public que les précédents, assez facile à lire, moins torturé et largement moins dérangeant que les autres que je n'avais jamais terminé. (moi sado ?)

Qui est en colère ?
moi ! toujours en colère, sur tout, sur ça, sur lui, sur nous, c'est bon la colère, la révolte et le mauvais caractère. Sur l'attribution du prix... rien que des "accords" dans le monde de l'édition

Qui aurait préféré voir Virginie Despentes à la place de Houellebecq ?
pas encore lu le dernier, il figure sur ma liste, donc je réserve ma réponse. j'aime beaucoup son écriture alors...

Quel Goncourt avez-vous vraiment lu ?
vite wikipedia !!!!
alors : Atiq Rahimi, Syngué sabour Jonathan Littell, Les Bienveillantes Patrick Rambaud, La Bataille Pascale Roze, Le Chasseur Zéro Tahar Ben Jelloun, La Nuit sacrée et puis c'est tout, suis pas fidèle au goncourt

Qui aime le personnage de Houellebecq ?
un Gainsbourg de la littérature, un mec détestable mais une belle plume

Qui aurait aimé écrire sa mort comme il vient de le faire dans ce Goncourt ?
suis pas assez égocentrique et ou depressif pour l'envisager Qui préfèrera lire le prix Fémina ? il n'est pas dans ma liste, trop de chose à lire donc probablement pas sauf si qq l'a lu et me donne l'envie

Qui rejette toute forme de prix ?
toute ? non

Qui propose son prix ?
prix du premier roman, il existe déja mais passe tellement plus inaperçu, quel dommage

Qui nous propose un bon livre ?
le dernier Antoine Bello "enquete sur la disparition de Emilie Brunet" un roman policier iconoclaste avec un enquêteur rétro et un assassin très joueur. Jubilatoire.

je me permets juste d'écrire que le dernier Bret Easton Ellis est décevant ! toute cette pub pour... ça, pffffffff

SEB

mercredi 10 novembre 2010

designer ingénieuse !


Après la table basse A-Round, un nouveau meuble a été créé par une talentueuse architecte.

Ce meuble télé TOTEM permet de positionner un écran plat en hauteur sans déplacer les prises et sans câbles apparents. Génial, non ?

Peu profond, c'est la parfaite altenative élégante et fonctionnelle aux meubles télé habituels, larges, bas et souvent bien inesthétiques !

J'ai trouvé l'idée assez ludique et innovante : Coéditez un meuble sur mesure créé par un designer en investissant de 10 à 200 euros et donnez vie à un projet. Vous bénéficierez :

1/ de 20% de remise une fois le projet édité
2/ d'un exemplaire gravé selon votre rang de Coéditeur
3/ être original, tout en ayant du bon goût


Il fallait y penser !

http://www.ledito.com/a-round.html (lien vers la table)
Pour découvrir le Totem cliquez sur le titre de cet article "Designer ingénieuse"

le Goncourt / petit quizz


Qui a aimé "la carte et le territoire" ?
Qui est en colère ?
Qui aurait préféré voir Virginie Despentes à la place de Houellebecq ?
Quel Goncourt avez-vous vraiment lu ?
Qui aime le personnage de Houellebecq ?
Qui aurait aimé écrire sa mort comme il vient de le faire dans ce Goncourt ?
Qui préfèrera lire le prix Fémina ?
Qui rejette toute forme de prix ?
Qui propose son prix ?
Qui nous propose un bon livre ?

A force d'écrire, je suis curieuse de connaître ce que vous aimez lire...

vendredi 8 octobre 2010

Témoignage de la famille Augereau

Hélène est ravie de "son" livre et reçoit des coups de téléphone de félicitations de ses petits-enfants.
Elle a passé de très bons moments avec toi, parfois quelques instants plus difficiles, mais je pense qu'elle est très fière de pouvoir transmettre un livre souvenir aux jeunes d'aujourd'hui. "Tout est tellement different de nos jours", dit-elle ...........

Encore un grand merci pour tout ce que tu as écrit avec Hélène - tu as de la chance de faire un métier si passionnant !
A bientôt si jamais tu es de passage en Charente, n'hésite pas à nous faire signe.
La famille Augereau

lundi 30 août 2010

Quelques heures à Bangkok




Moi, petite occidentale débarquant au cœur d’une cité épatante de différences, j’ai cru mourir en posant le pied sur le macadam brûlant de Bangkok !
Accablée par cette chaleur écrasante, mon allure ne devait pas dépasser les 4 km/h et je faillis me faire piétiner plus d’une fois. Il était donc plus raisonnable de pratiquer la vie citadine dans le bon sens, en acceptant de circuler dans un Tuk-Tuk !
Négociations en cours, humeur joyeuse du chauffeur, couleurs pétantes de l’engin, lumières de fête foraine à l’arrière, banquette en skaï rose ! J’adore ! Je monte ! « Kapunkââââââââ » qui signifie « merci »
En route mauvaise troupe !
Attrapons les poignées et prions ! Le Tuk-Tuk est un mélange épicé de kart, triporteur, taxi, bolide dans lequel il vaut mieux aimer la vitesse et avoir le goût du risque. Le moteur gronde comme celui du vieux solex de mon grand-père sur lequel on aurait débridé le moteur et modifié le pot d’échappement pour obtenir un bruit hors du commun.
La ville ne se découvre pas de la même manière qu’à pieds, tout va vite, on tente de se couvrir le nez et la bouche comme le font les Thaïlandais pour se protéger des pots d’échappement, on serre les genoux lorsque le chauffeur se faufile entre un bus et un taxi, on se dit que l’hôtel est bien loin de Kohsan Road et que pour 120 baths (3 €), ce n’est vraiment pas cher payé.
Bangkok c’est immense et tout se ressemble, tout du moins pour moi qui le découvre pour la première fois et lorsque j’arrive à bon port, je suis heureuse de me décoller du skaï brûlant de la banquette arrière.
Au risque de me faire piétiner, je préfère marcher !
Ce n’est qu’en prenant le temps d’arpenter les étals de nourriture, les antiquaires, ou autres magasins en tous genres que je peux découvrir l’âme de cette cité extraordinaire. Et c’est ainsi que j’ai crapahuté sous un soleil de plomb, mangé dans des endroits qui ressemblaient davantage à nos abris-bus qu’à des restaurants, pris le bateau pour traverser le fleuve envahi de nénuphars et laissant sur ses rives des constructions très… bancales ! Puis, j’ai visité Wat Po, j’ai suivi tous ces bonzes, prié à côté d’eux, admiré le buddha couché, écrit mon nom sur des carnets d’enfants Thaïlandais, pour qu’ils aient un souvenir d’une occidentale qui se trouvait juste à côté d’eux.
Puis j’ai marché et marché encore jusqu’à l’épuisement, jusqu’à accepter de monter une fois encore dans un tuk-tuk…

jeudi 1 juillet 2010

Playing for change


20h devant la Cigale.
Nus pieds, jupes, pantalon en lin, débardeurs, éventails, on a très chaud, mais ce n’est pas grave, nous allons assister au concert de Playing for change.
Discrètement, sur la droite, un vieux monsieur à la barbe blanche et fournie, vêtu d’une salopette en jeans et d’un t-shirt rouge, avance à tâtons accompagné d’un guide ; les deux hommes passent par l’entrée des artistes. La foule chuchote:
« c’est Grandpa » !
Tous le reconnaissent, parce que la vidéo de « stand by me » a déjà fait le tour de la planète. Et tous ceux qui sont là ce soir savent que Grandpa est un Noir-Américain de la Nouvelle Orléans, qu’il a une voix céleste, qu’il est aveugle et qu’il chantait avec son harmonica dans les rues, jusqu’à ce que l’équipe de Playing for change ne l’embarque dans leur projet. Cette belle association créée en 2007 est avant tout une entité séparée, à but non lucratif, destinée à venir en aide aux communautés rencontrées lors de leurs voyages. Ainsi elle se consacre essentiellement à la construction et au développement d'écoles de musique dans plusieurs pays: l'Afrique du Sud, le Mali, le Ghana ou le Népal.

Après avoir projeté un film résumant cette fabuleuse histoire, la salle entière de la Cigale est prête à savourer le show de tous ces musiciens issus des 4 coins du monde, unis pour la paix au travers de la musique.
Tous les artistes sont sur la scène, y compris Grandpa qui est installé sur sa chaise, sa canne blanche laissée à ses pieds. La foule est en liesse, un standing ovation leur est adressé. Que ce soit Clarence Bekker (chant), Grandpa Elliott (chant, harmonica), Tal Ben Ari "Tula" (chant), Mermans Kenkosenki (chant, congas), Titi Tsira (chant), Jason Tamba (chant, guitare acoustique), Pierre Minetti (chant, guitare acoustique), Bhekani Memela & Sinamuva (choeur), Reggie McBride (basse, choeurs), Hugo Soares (chant, guitare acoustique), Rajhesh Vaidhya (veena), Louis Mhlanga (guitare électrique), Roberto Luti (dobro), Stefano Tomaselli (saxophone alto), Steve Molitz (clavier), Peter Bunetta (batterie), François Viguié (percussion), Mohammed Alidu (talking drum, djembe) et Venkat (percussion), c’est un festival de joie et de talents réunis.
Quelle union, quel rythme, quelle chaleur !!!
Et dire que certains d'entre eux faisaient la manche il y a encore quelques mois. A quoi pense Grandpa en ce moment, face à son public qu'il ne peut pas voir ? Que ressent-il ici et sur toutes les scènes du monde, alors qu'il connait le succès à plus de 80 ans ! Se dit-il que le Seigneur est un sacré farceur de l'avoir laissé chanter dans la rue pendant tant d'années, pour lui accorder tant de faveurs aujourd'hui ? (En voilà une belle biographie !)

Il faut les voir bouger au rythme du djembé, de la guitare, de l’harmonica, de la batterie, mais surtout il faut les entendre chanter, car il y a quelque chose de divin qui s’est posé au-dessus de leurs têtes.
C’est étonnant de voir la Paix, fabuleux d’avoir l’impression qu’en effet, les êtres humains du monde entier peuvent s’unir autour de la musique !
Il faut vraiment les voir.
C’est si bon cette énergie qui circule dans cette salle qui ressemblait à une étuve entre la chaleur de ce 30 juin 2010, nos émotions, leur puissance et tout cet amour pour la musique.

Je n'avais qu'une envie durant ce concert mirifique: découper le toit de la Cigale pour faire exploser tant de magie au reste du monde…

lundi 10 mai 2010

Parution de la biographie de Mr Battestini


Et voici le dernier né !
Sa parution est prévue au mois de juin.
L'invitation à la dédicace, (et projection du film) sera envoyée à ceux qui le désirent.
La date n'est pas encore arrêtée, toutefois, l'évènement aura lieu à la rentrée aux Invalides.

mercredi 21 avril 2010

tête à tête avec une ange...rienne


Il existe des rencontres extraordinaires,
Une sorte de tête à tête unique qui ne vous laisse pas indemne.

Je viens de rentrer de la ville de Saint-Jean-d’Angély. Pour ceux dont ce nom ne provoque aucune résonnance, comme ce fut le cas pour moi, cette ville est située à quelques kilomètres de Cognac dans la région de Poitou-Charentes et leurs habitants sont des Angériens.
J’y ai fait la connaissance d’une femme au charisme et à la bienveillance exceptionnels. Accueillie chez elle, durant deux séjours de deux jours, j’ai appris à découvrir cette femme, de sa naissance jusqu’à nos jours.
Jusque là, il n’y a rien d’inhabituel dans cette approche, c’est ainsi que je procède avec tous mes « clients » qui souhaitent que j’écrive leur biographie ; ce qui l’a été davantage c’est l’individu. Toutes les personnes âgées ne sont pas sensationnelles et ce n’est pas parce qu’elles ont vécu longtemps que cela leur attribue un droit de sagesse et d’amabilité instantané. Rien n’est accordé d’office, de la même manière qu’un enfant n’est pas obligatoirement mignon sous prétexte qu’il est un enfant. Ce serait bien trop simple.

Chez Hélène, j’ai trouvé un être insolite. Cette femme est née au début du siècle et possède une ouverture d’esprit, une tolérance et un modernisme, assez inaccoutumés. Joueuse de tennis jusqu’à ses 87 ans et après avoir été à plusieurs reprises championne de Poitou-Charentes, elle a défié d’autres vétérans sur la terre battue de Roland Garros. Cette battante a conservé ce même esprit compétitif, vif et fair-play, alors qu’elle vient de fêter ses 100 ans, l’an dernier au mois d’août.

Hélène m’a estomaquée sur plus d’un sujet, qu’ils soient contemporains, ou beaucoup moins actuels, elle a une capacité d’analyse, dotée d’une bonne dose de sagesse, de quoi vous laisser assis !
Et lorsque vous lui demandez ce qui l’a le plus étonné durant ce siècle, elle ne vous répond pas Internet, ni le téléphone, pas même la télévision, le TGV ou l’avion, mais l’électricité. Ça ce fut une révolution !
Quant à son sport de prédilection qu’elle suit avec assiduité sur son écran plat, grâce au câble, elle vous décrit les qualités et les défauts de chaque joueur, en précisant bien sûr que s’il y en a un à citer en référence actuelle c’est Monsieur Federer et un qui ne fera pas long feu à disputer des matchs tout en force comme il le fait actuellement, c’est Nadal.
"Et puis mince, avec l’argent qu’il gagne, il pourrait tout de même se faire fabriquer des slips sur mesure !!!"

Hélène c’est ce naturel-là, avec toujours beaucoup d’humour, de recul et de dérision.

Hélène fait partie de ces êtres d’exception que l’on rencontre rarement et à qui j’ai eu la chance d’être présentée. Elle n’a aucun conseil à donner, si ce n’est ceux que vous lui réclamez, simplement parce qu’elle n’est pas dupe face à notre société et aux gens pressés qui l’incarnent.

Qui a le temps d’écouter les personnes âgées ?
Qui a envie d’apprendre des anciens ?

Je ne pense pas l’avoir convaincue en lui disant que si je faisais ce métier, c’était justement pour laisser aux générations futures, ce précieux apprentissage de nos ancêtres.
J’aimerais tellement qu’elle me croie, qu’elle sache que nous sommes nombreux à vouloir nous nourrir de ce qu’ont vécu nos parents, grands-parents, ou arrière-grands-parents, que certes nous manquons de temps et de place pour les écouter, pourtant, comme nous sommes heureux un jour de découvrir leur histoire, à tête reposée, dans un livre qu’ils auront bien voulu nous léguer.

Nous nous sommes saluées, sachant qu’il y avait peu de chance de nous revoir et nos yeux ont rougi avec pudeur et attachement. Pour sa part, je suis étonnée de l’avoir sensibilisée, pour la mienne, il était inévitable d’avoir la gorge serrée.
On ne fait pas souvent un tête à tête avec une angérienne…

mardi 13 avril 2010

marathon de Paris 2010

Je me devais de vous remercier…
Merci à tous ceux,
Qui ont subi mon entraînement depuis 12 semaines,
Qui ont eu le trac autant que moi avant de passer la ligne de départ,
Qui ont participé en faisant des dons pour la cause que je soutenais,
Qui ont couru à distance pour me transmettre leur énergie,
Qui sont venus me soutenir avec pancartes et enfants,
Qui ont grelotté en restant à l’ombre de peur de me manquer,
Qui sont montés sur des tables de ravitaillement pour mieux m’apercevoir,
Qui ont fait office de sécurité routière en communiquant mes heures de passage,
Qui me guettaient en sautillant, prêts à m’accompagner pour les dix derniers kilomètres et que je n’ai jamais trouvés !
Qui ont couru à mes côtés en manteau et converses, sur plusieurs mètres en me félicitant,
Qui m’ont crié leur émotion, avec ou sans voix…
Qui m’ont accompagnée sur leur vélo du 35e au 41e km, au point de me faire oublier le supplice de tout marathonien : le mur ! Et de me donner des ailes pour finir cette course avec une joie immense.
Merci aussi à tous ceux qui ont simplement pensé à moi,
A tous ces bénévoles qui vibrent souvent autant que nous pour ce défi,
A tous ces musiciens qui nous transportent tout au long de ces 42 km.
Toutes ces ondes m’ont portée jusqu’à mon objectif :
finir ce marathon avec le sourire en moins de 4h !

3h48 : je peux dire qu’on l’a fait !
Encore merci.

jeudi 1 avril 2010

marathon-dons-dons !!!

Non ce n'est pas un poisson d'avril !!!

Je sais combien tout le monde refuse cette notion de dons, parce que nous sommes trop souvent sollicités, parce que nous avons un rythme effréné, parce qu’on a l’impression d’être une goutte d’eau dans l’océan en participant à une collecte.

Pourtant nos maigres contributions, ajoutées les unes aux autres, sont essentielles pour les chercheurs.
Aujourd’hui je me bats pour la lutte contre le cancer, j’ai envie de courir pour une cause et me dire que nos dons participeront à sauver certaines vies.

Ne restons pas chacun dans nos coins, planqués derrière nos écrans d’ordi, heureux et bien portants dans nos vies, c’est l’heure d’aider les autres !
Non, je n’ai pas intégré une secte, j’ai juste envie de vous stimuler pour que vous m’aidiez à courir ce fichu marathon en contribuant à la lutte contre le cancer !

Visitez-la page de ma collecte en copiant ces liens :

http://marathon-de-paris.aiderdonner.com/gwenndoline

Vous pouvez également rester en lien avec la communauté des Héros qui se mobilisent pour une association via la page Facebook de l'évènement :

http://www.facebook.com/ParisMarathonHeroes

Le 11 avril, c’est très bientôt !!!

Merci mille fois de votre attention et de vos dons…